Un dimanche Hardellet et des chaises pour la fête des mères

     

    Il faisait si beau. Comment résister à l’appel de la mer? Ainsi, Lys et moi, sommes partis au Crotoy. C’était un dimanche de printemps, un peu frais, petit soleil timide; un dimanche façon André Hardellet. Il y a quelque temps, je me suis acheté une casquette de marinier. Max Lejeune en portait une. Jean-Roger Caussimon aussi. «Pourquoi pas moi?» me suis-je dit. Après tout n’ai-je pas dirigé, en des époques antédiluviennes, l’édition Picardie maritime du Courrier picard, coopérative ouvrière de production, issue de la Résistance? Je suis donc un presque marin. Le problème, c’est que j’ai l’air d’une quiche avec ma casquette de marin. J’ai un gros crâne; je suis presque un hydrocéphale (tour de tête: 62).Donc, la casquette repose haut sur ce qu’il me reste de cheveux. Je ressemble à un général serbe, ce qui n’est pas pour me déplaire car, tu le sais lectrice, j’adore nos amis Serbes, les plus francophiles de la terre et les plus antinazis, et les moins pro Teutons. Un proche a tellement ri, l’autre jour, quand il m’a vu avec ma casquette, que j’ai hésité. Je l’ai mise quand même, ma casquette de marinier, pour accompagner Lys au Crotoy, par ce beau dimanche Hardellet à la mer. Nous avons déjeuné au Restaurant du Port (24, quai Courbet; 03 22 27 04 17), excellente adresse. Beau point de vue sur la baie, au premier étage. Excellents fruits de mer et jeune serveur très sympathique. Puis nous nous sommes rendus à l’atelier galerie «Des jours et des nuits-images», 6, bis, rue de la Porte du Pont, de l’ami Jean-Michel Noirey, où mon grand copain Daniel Grardel expose 24 toiles sur le thème des belles de nuit. C’est, comme d’habitude, superbe et original. Une manière de peinture foraine, très rock’n’roll, bouillonnante de couleurs. Ses belles ont de longues jambes, des jupes au ras de la culotte; elles n’ont pas froid aux yeux, ni aux fesses. Sur place, j’ai fait la connaissance de l’excellent Alain Rose, sculpteur, cofondateur du musée de l’érotisme, boulevard de Clichy, à Paris. Un type épatant qui fabrique des chaises hérissées de phallus. Maris, la fête de mères approche. Vous ne savez pas quoi offrir? Une œuvre d’Alain Rose fera toujours plaisir à l’élue de votre cœur. C’est tout de même plus original qu’un parfum ou qu’un bijou. Merci qui? Merci marquis!

    Dimanche 28 avril 2013

    De gauche à droite : Alain Rose, artiste, Daniel Grardel, peintre, Annick Grardel.
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    • Ca y est, lectrice, mon amour! J’ai mon blog ! En fait, j’en ai deux (de blogs) : celui-ci dessous (chics) hébergé par mon cher Courrier picard et celui hébergé sur le site de la revue La Règle du Jeu, de Bernard-Henri Lévy. En ce qui concerne ce blog du Courrier picard, j’y parlerai des trois choses les plus importantes dans la vie : les filles, la littérature et le rock’n’roll. On y retrouvera certaines chroniques des « Dessous chics », mon rendez-vous culturel et dominical du Courrier picard, certains bouts d’interviews que, faute de place, je ne peux publier, des commentaires divers sur l’air du temps, des rencontres, des coups de coeur et des coups de gueule… Et pour me faire de la pub, je parlerai sans complexe de mes bouquins. (Pourquoi se priver de se faire du bien quand, d’un seul coup, on devient puissant, grâce à ce fichu blog, presque le maître du monde). Je ne publierai que les commentaires des filles. Ceux, velus et répugnants, des mecs, seront censurés, sauf ceux qui diront du bien de moi. (Ce qui, je le sais, n’arrivera pas.). Voilà, lectrice, ma fée humide, mon ange terriblement sexué, tu sais tout. Jette-toi sur mon blog comme sur mon corps : dévore-le. Dévore-moi, gourgandine!

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