Vive les poulettes et Mélenchon! Taisez-vous Elkabbach!

    Des bibliothécaires lors de l'opération "20 ans! Et alors?", à Amiens.

    Je ne veux pas être parano, mais je me demande bien pourquoi St-Michel, biscuiterie familiale depuis1905, m’a envoyé un colis contenant les Pâtisseries de Poulette; c’est-à-dire un marbré et un brownie tout chocolat, élaborés aux œufs de Loué (d’où l’appellation poulette, je suppose).C’est gentil à toi, St-Michel; ne serait-ce pas pour me narguer ou mettre en péril mon union sentimentale avec Lys? Aurais-tu remarqué, St-Michel, que j’ai longtemps parlé de poulettes dans cette chronique? Des grandes brunes aux jambes interminables; des petites blondes délurées comme l’aube qui se lève sur Pigalle; d’adorables rousses girondes pour lesquelles je me fusse damné. Ah! les poulettes! Avec le rock’n’roll et la littérature, longtemps elles m’ont aidé à tenir debout. Depuis, je me suis refait une conduite. Je vais à l’opéra; je ne mate quasiment plus. Je me couche vers 23h30.Pourquoi donc, St-Michel, venir me taquiner avec tes gâteaux de la tentation? C’est vrai que je n’en loupe pas une. Dans le cadre de l’opération 20 ans! Et alors? les responsables de la bibliothèque d’Amiens m’ont demandé, il y a quelques mois, de rédiger un petit texte sur mes vingt ans, et de leur envoyer une photo de ma pomme. Je leur ai scanné celle figurant sur mon permis de conduire, de1976.Et j’ai pensé à autre chose. Résultat: voilà ma tronche de Louis XIV brun, de Rocheteau de Tergnier, sur une méga affiche avec mon texte dans lequel j’évoque – justement – la poulette qui, à l’époque, m’avait plaqué sèchement. Je raconte que pour oublier cette adorable blonde à couettes et à Clarks, je me défonçais comme une mule au Lexomil. Ce n’est pas comme ça que je vais redevenir sous-chef de service au Courrier picard. (Mais, à mon âge, je ne me fais plus beaucoup d’illusions.) A mon âge, je suis rangé: j’écoute Mélenchon et j’applaudis quand il conspue la sociale démocratie mollassonne, qu’il gueule comme un putois contre le capitalisme, et qu’il morigène la gauche non marxiste. Le matin, en me rasant et en écoutant le Mélenchon, je chante «L’Internationale» à tue-tête, comme les vieux cheminots résistants de Tergnier, le faisaient, au Buffet de la gare, dans les années soixante-dix quand ils étaient chargés. Vive les pâtisseries Poulette! Vive la gauche populaire! Mélenchon, c’est un peu mon Marchais à moi. Taisez-vous, Elkabbach!

    Dimanche 31 mars 2013

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    • Ca y est, lectrice, mon amour! J’ai mon blog ! En fait, j’en ai deux (de blogs) : celui-ci dessous (chics) hébergé par mon cher Courrier picard et celui hébergé sur le site de la revue La Règle du Jeu, de Bernard-Henri Lévy. En ce qui concerne ce blog du Courrier picard, j’y parlerai des trois choses les plus importantes dans la vie : les filles, la littérature et le rock’n’roll. On y retrouvera certaines chroniques des « Dessous chics », mon rendez-vous culturel et dominical du Courrier picard, certains bouts d’interviews que, faute de place, je ne peux publier, des commentaires divers sur l’air du temps, des rencontres, des coups de coeur et des coups de gueule… Et pour me faire de la pub, je parlerai sans complexe de mes bouquins. (Pourquoi se priver de se faire du bien quand, d’un seul coup, on devient puissant, grâce à ce fichu blog, presque le maître du monde). Je ne publierai que les commentaires des filles. Ceux, velus et répugnants, des mecs, seront censurés, sauf ceux qui diront du bien de moi. (Ce qui, je le sais, n’arrivera pas.). Voilà, lectrice, ma fée humide, mon ange terriblement sexué, tu sais tout. Jette-toi sur mon blog comme sur mon corps : dévore-le. Dévore-moi, gourgandine!

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    • Pierre Chataigné

      Tous les chemins mènent aux livres.!
      Où comment aller de Saint Michel à Mélenchon, en passant par Marchais ou Rocheteau, sans oublier bien sûr Tergnier, Amiens et les bibliothèques …
      Merci pour ce superbe texte que je m’empresse de partager.
      Bien amicalement

      Pierre Chataigné

    • Pierre Chataigné

      Tous les chemins mènent aux livres.!
      Où comment aller de Saint Michel à Mélenchon, en passant par Marchais ou Rocheteau, sans oublier bien sûr Tergnier, Amiens et les bibliothèques …
      Merci pour ce superbe texte que je m’empresse de partager.
      Bien amicalement

      Pierre Chataigné

    • Pierre Chataigné

      Tous les chemins mènent aux livres.!
      Où comment aller de Saint Michel à Mélenchon, en passant par Marchais ou Rocheteau, sans oublier bien sûr Tergnier, Amiens et les bibliothèques …
      Merci pour ce superbe texte que je m’empresse de partager.
      Bien amicalement

      Pierre Chataigné

    • RIVILLON

      “Rocheteau de Tergnier”, défenseur des opprimés…

    • RIVILLON

      “Rocheteau de Tergnier”, défenseur des opprimés…

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