Les coups de coeur du marquis…

    Des nouvelles de François Bott

    Ancien directeur littéraire du Monde des Livres, François Bott est aussi un écrivain subtil, un romancier chevronné et un nouvelliste délicat. Ce sont justement des nouvelles qu’il nous propose avec ce Un hiver au Vésinet, recueil de dix-huit textes de belle facture. On savoure son style efficace, sans graisse, ce qui ne l’empêche pas d’être imagé et de s’adonner à quelques bonnes formules qui font mouche. La nouvelle éponyme, «Un hiver au Vésinet», est une parfaite réussite. On s’y laisse prendre comme dans les univers d’Emmanuel Bove ou de Patrick Modiano. Il y règne un parfum de banlieue surannée, de banlieue d’avant. Comme si la modernité et ses paysages glaciaux n’avaient pas encore abîmé les lieux. Adorons aussi «Il est trop, ce Rimbaud», qu’on soupçonnera d’être autobiographique. Un jeune enseignant, fan de poker, fait un marché avec ses turbulents élèves: ils écoutent d’abord attentivement le cours sur Arthur Rimbaud, et le professeur jouera ensuite avec eux au poker car ils adorent également ce jeu. L’enseignant, à la rentrée suivante, rejoindra la rédaction d’un grand quotidien du soir. Savoureux. PHILIPPE LACOCHE

    Un hiver au Vésinet, François Bott, La Table Ronde; 166 p. 14 €.

     

    Embareck rôde autour de Dylan et de Cash

    Journaliste à la revue Best de 1974 à 1983, puis collaborateur de Rolling Stone et de Libération, Michel Embareck est aussi un romancier de talent au style épicé et singulier. Avec Jim Morrison et le diable boiteux, il suivait à la trace les pérégrinations du chanteur des Doors et de Gene Vincent, et nous donnait à lire un livre luxuriant fait de réalité et de fiction. Il réitère l’exploit avec, cette fois, Bob Dylan et Johnny Cash dans les rôles des personnages principaux, et du fameux «Rôdeur de minuit» dans celui du narrateur, vieil animateur de radio, le double d’Embareck. Les deux potes débutent une correspondance; puis, on les piste chez les fabricants d’alcool clandestins. Les images flash pleuvent: le concert de Johnny Cash à la prison de Folsom en 1968, Marilyn Monroe défoncée comme une mule… C’est rock et ça se lit comme du Cendrars qui, plutôt qu’écouter du jazz, eût plané sur «Lay lady Lay». Excellent. Ph.L.

    Bob Dylan et le rôdeur de minuit, Michel Embareck; l’Archipel; 226 p.; 18 €.

     

     

     

     

     

     

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    • Ca y est, lectrice, mon amour! J’ai mon blog ! En fait, j’en ai deux (de blogs) : celui-ci dessous (chics) hébergé par mon cher Courrier picard et celui hébergé sur le site de la revue La Règle du Jeu, de Bernard-Henri Lévy. En ce qui concerne ce blog du Courrier picard, j’y parlerai des trois choses les plus importantes dans la vie : les filles, la littérature et le rock’n’roll. On y retrouvera certaines chroniques des « Dessous chics », mon rendez-vous culturel et dominical du Courrier picard, certains bouts d’interviews que, faute de place, je ne peux publier, des commentaires divers sur l’air du temps, des rencontres, des coups de coeur et des coups de gueule… Et pour me faire de la pub, je parlerai sans complexe de mes bouquins. (Pourquoi se priver de se faire du bien quand, d’un seul coup, on devient puissant, grâce à ce fichu blog, presque le maître du monde). Je ne publierai que les commentaires des filles. Ceux, velus et répugnants, des mecs, seront censurés, sauf ceux qui diront du bien de moi. (Ce qui, je le sais, n’arrivera pas.). Voilà, lectrice, ma fée humide, mon ange terriblement sexué, tu sais tout. Jette-toi sur mon blog comme sur mon corps : dévore-le. Dévore-moi, gourgandine!

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