Les coups de coeur du marquis

    Qui est sur scène?

    Du lourd! Le légendaire groupe britannique avait donné, le 4 avril 1968, un concert mémorable au Fillmore East de New York. Leur manager, Kit Lambert, l’enregistra et réalisa un bootleg, manière de disque pirate qui, longtemps, circula sous le manteau des fans. Aujourd’hui ce disque ressort dans le circuit traditionnel, c’est-à-dire sous le label Polydor. Il va sans dire que, pendant tout ce temps, la technologie a évolué. Résultat: un contenu entièrement remasterisé. Au menu de ce double album: 14 chansons, parmi les meilleures, dont un CD complet consacré à une explosive version de «My Generation» qui dure… 33’02! Figurent ici, notamment, «Summertime Blues», «I can’t explain», «Happy Jack», «C’Mon Everybody», etc. L’ambiance est là. Pete Townshend bavarde beaucoup entre les chansons. Il mouline des riffs hargneux sur sa gratte, illumine le tout de solos souvent psychédéliques (c’était l’époque). Les regrettés Keith Moon et John Entwistle sont égaux à eux-mêmes, c’est-à-dire excellents. Pas tout à fait un must, mais presque. PHILIPPE LACOCHE

    Live at the Fillmore East 1968, The Who. Polydor- UMC.

     

    Robert Mallet : picard et essentiel

    C’était un poète subtil, un écrivain talentueux, un homme d’action (il fut grièvement blessé en 1940 sur la Loire, et se battit, plus tard, pour préserver notre jolie Baie de Somme), un universitaire essentiel. Il y a cent ans (1915) naissait le recteur Robert Mallet, Parisien qui n’oublia jamais ses racines picardes. Il y a cinquante ans (1964), l’académie d’Amiens était reconstituée. Cet ouvrage est le résultat d’une double volonté: celle du rectorat d’Amiens et de ses deux recteurs successifs qui ont proposé au Centre de recherche de sciences de l’éducation d’Amiens (le CAREF) de prendre en charge l’organisation scientifique d’un colloque et celle de la Société d’Émulation d’Abbeville qui, elle-même, a décidé de célébrer l’homme de lettres et d’engagement qu’était Robert Mallet. Différents auteurs font ici faire mieux connaître les différentes facettes de la vie riche et complexe d’une des personnalités du monde éducatif les plus importantes de Picardie.

    Robert Mallet, poète, recteur et homme d’engagements, sous la direction de Bruno Poucet; Encrage; 222 p.; 29 €.

     

    Une colère pour notre pauvre planète

    Charles Maestracci n’est pas un écrivain débutant. Sous le nom d’Alexandre Dumal, il a publié 8 romans noirs et polars, et sous son nom, 2 autres livres. De plus, il connaît bien la Picardie : il participe régulièrement à la belle opération Leitura Furiosa mise en place à Amiens par l’association Le Cardan. Dans cet opus, le narrateur est interpellé dans son jardin par une cucurbitacée, qui se présente sous le nom de professeur Coloquinte. Elle lui confie la tâche de recenser les multiples dangers qui menacent la vie sur terre en raison de ce «putain de facteur humain», comme dirait Reeves. Au fil d’une enquête sur les méfaits mortels des pesticides, l’enfouissement des déchets nucléaires, les gaz à effet de serre expédiés dans l’atmosphère, le narrateur prend conscience des nuisances écologiques provoquées par l’Humain.

    La colère du concombre amer, Face au saccage de la planète; Charles Maestracci; Moroténia; 93 p.; 10 €.

     

     

     

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    • Ca y est, lectrice, mon amour! J’ai mon blog ! En fait, j’en ai deux (de blogs) : celui-ci dessous (chics) hébergé par mon cher Courrier picard et celui hébergé sur le site de la revue La Règle du Jeu, de Bernard-Henri Lévy. En ce qui concerne ce blog du Courrier picard, j’y parlerai des trois choses les plus importantes dans la vie : les filles, la littérature et le rock’n’roll. On y retrouvera certaines chroniques des « Dessous chics », mon rendez-vous culturel et dominical du Courrier picard, certains bouts d’interviews que, faute de place, je ne peux publier, des commentaires divers sur l’air du temps, des rencontres, des coups de coeur et des coups de gueule… Et pour me faire de la pub, je parlerai sans complexe de mes bouquins. (Pourquoi se priver de se faire du bien quand, d’un seul coup, on devient puissant, grâce à ce fichu blog, presque le maître du monde). Je ne publierai que les commentaires des filles. Ceux, velus et répugnants, des mecs, seront censurés, sauf ceux qui diront du bien de moi. (Ce qui, je le sais, n’arrivera pas.). Voilà, lectrice, ma fée humide, mon ange terriblement sexué, tu sais tout. Jette-toi sur mon blog comme sur mon corps : dévore-le. Dévore-moi, gourgandine!

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