L’amour, la nostalgie, la vie

    Journaliste au Courrier picard, Philippe Lacoche signe « Les matins translucides », sorti ce 28 août, avec sa Picardie en guise de décor.

    Philippe Lacoche photographié par Guillaume Clément.

    Il a encore commis un roman, Philippe Lacoche. Encore? Certes, Les matins translucides possède quelques liens de parenté avec les précédents ouvrages du journaliste-écrivain picard. Ses tics d’écriture par exemple ; ou quelques personnages empruntés aux aventures précédentes. Surtout, le décor: une petite ville de Picardie, marquée par l’activité ferroviaire et le passé ouvrier, résistant et communiste de ses habitants. Sans oublier les références musicales qui parsèment les pages comme les pétales de rose qu’on dissémine sur une longue table de banquet. Pour faire joli, et pas seulement…

    Cette nouvelle histoire révèle aussi un nouveau style. Une ambiance mélancolique mais pas triste. Un amour intense mais pur: quand il a rencontré Delphine pour la première fois, Jérôme était en cinquième, elle en sixième! Jérôme en a aujourd’hui soixante. Il est journaliste – tiens donc, la fiction malaxerait-elle des éléments de la réalité? Et décide, sur un coup de tête, de retrouver les lieux de sa jeunesse, les clés de son amour sans lendemain avec Delphine.

    Le récit offre à Philippe Lacoche de belles occasions de raconter la passion, le passé, la manière qu’avaient les ados de se rencontrer et de s’occuper «à son époque». Mais aussi l’autre passé: celui des oncles, des anciens, les résistants, ceux qui ont connu la guerre et combattu l’occupant allemand. Parce que Delphine et Jérôme ont grandi dans cette ambiance du souvenir vivace des maquis. Vivace, mais pas toujours exprimé. Ils avaient leurs secrets, les tontons. Pas tous très avouables.

    Jérôme parcourt donc la Picardie de sa jeunesse à la recherche de réponses. Il mène deux enquêtes. De celles qu’on aimerait, finalement tous un peu mener au soir d’une vie, dans un moment de fatigue mélancolique. On s’y croirait d’autant plus que les descriptions, sobres mais précises, des villes, des étangs, des lumières brumeuses, ou des bistrots nous ramènent à la Picardie d’aujourd’hui. À lire avec un zeste de nostalgie mais sans obligation de perdre sa bonne humeur!

    DAVID GUÉVART

    «Les matins translucides», Philippe Lacoche, éd. Écriture, 17,95 euros. Dédicaces dans toute la Picardie de septembre à décembre, à commencer par Ham et Chauny le 14septembre. http://blog-picard.fr/dessous-chics/

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    • Ca y est, lectrice, mon amour! J’ai mon blog ! En fait, j’en ai deux (de blogs) : celui-ci dessous (chics) hébergé par mon cher Courrier picard et celui hébergé sur le site de la revue La Règle du Jeu, de Bernard-Henri Lévy. En ce qui concerne ce blog du Courrier picard, j’y parlerai des trois choses les plus importantes dans la vie : les filles, la littérature et le rock’n’roll. On y retrouvera certaines chroniques des « Dessous chics », mon rendez-vous culturel et dominical du Courrier picard, certains bouts d’interviews que, faute de place, je ne peux publier, des commentaires divers sur l’air du temps, des rencontres, des coups de coeur et des coups de gueule… Et pour me faire de la pub, je parlerai sans complexe de mes bouquins. (Pourquoi se priver de se faire du bien quand, d’un seul coup, on devient puissant, grâce à ce fichu blog, presque le maître du monde). Je ne publierai que les commentaires des filles. Ceux, velus et répugnants, des mecs, seront censurés, sauf ceux qui diront du bien de moi. (Ce qui, je le sais, n’arrivera pas.). Voilà, lectrice, ma fée humide, mon ange terriblement sexué, tu sais tout. Jette-toi sur mon blog comme sur mon corps : dévore-le. Dévore-moi, gourgandine!

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      On ne commente pas Lacoche, on le lit !

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