Quelques petites chroniques littéraires

    L’écrivain Angot

    Il faut reconnaître ses erreurs; par le passé, j’ai écrit que Christine Angot n’était pas un écrivain. L’avais-je mal lue? Possible. Ce que j’avais parcouru ne m’avait pas plu. J’étais allé trop vite en besogne. Son dernier Un amour impossible, est un grand livre. Un très grand livre. Largement autobiographique, elle s’y raconte. Son enfance à Châteauroux, auprès de sa mère, Rachel, qui, avec Pierre (le père de l’écrivain) vit une relation amoureuse subreptice, mais passionnelle. Pierre est un bourgeois et un intellectuel plein de morgue, de suffisance; Rachel est une petite employée. Le choc des milieux; le choc des cultures. Parfois, on se croirait dans La Dentellière, Goncourt 1974, de Pascal Lainé. Christine naît. Pierre refuse d’épouser Rachel. Plus tard, Christine apprend à sa mère adorée que son père l’a violée. Un roman désespérément émouvant, poignant lu par son auteur. PHILIPPE LACOCHE

     

    Un amour impossible, Christine Angot. Écoutez, lire; Gallimard.

     

    PHOTO

    Travail

    Fils d’une famille modeste de Slovaquie, François Kollar (1904-1979), d’abord tourneur chez Renault, à Boulogne-Billancourt, devint photographe à la fin des années 20. Son excellente connaissance du monde du travail, lui permet d’œuvrer tant dans l’industrie que dans la mode et la publicité. Son talent singulier, indéniable, naît de sa grande sensibilité à la lumière et à la matière. Ses photo reportages industriels à travers le monde le rendent célèbre. Une exposition, «François Kollar, un ouvrier du regard», lui est consacrée au Jeu de Paume, à Paris, jusqu’au 22 mai 2016. Ce livre superbe en est le catalogue. Ph.L.

    François Kollar, Un ouvrier du regard, préf. Marta Gili. La Martinière; 192 p. 35 €.

     

    LIVRES

    Morts si rock

    Il n’est pas de bonne littérature sans l’ombre de la mort; il en va de même pour le rock’n’roll. L’écrivain Jean Mareska l’a parfaitement compris. Il nous donne à lire un excellent essai, à la fois précis, bien documenté, limpide et, parfois, émouvant : Dead Rock Stars, morts violentes du rock & roll. Il passe en revue ces rockers, folkeux, chanteurs, musiciens qui nous furent chers, passés, dans des conditions souvent très particulières, de l’autre côté du miroir. Il évoque, bien sûr, le sinistre «Club des 27» (ceux morts à 27 ans: Janis Joplin, Brian Jones, Jim Morrison, etc.) mais aussi tous ces autres artistes décédés d’accidents divers (parfois stupides), de manipulations d’armes (roulettes russes!), de suicides, d’abus d’alcool ou de drogues, de maladies, etc. On y retrouve, dans le désordre, Terry Kath, Sam Cooke, John Denver, Eddie Cochran, Keith Moon, Alan Wilson, Rory Gallagher, Gary Moore, Phil Lynott, Bon Scott et bien d’autres. Ph.L.

    Dead Rock Stars, morts violentes du rock & roll, Jean Mareska; Camion Blanc; 183 p. 28 €.

    Jean Mareska, écrivain.
    Jean Mareska, écrivain.
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    • Ca y est, lectrice, mon amour! J’ai mon blog ! En fait, j’en ai deux (de blogs) : celui-ci dessous (chics) hébergé par mon cher Courrier picard et celui hébergé sur le site de la revue La Règle du Jeu, de Bernard-Henri Lévy. En ce qui concerne ce blog du Courrier picard, j’y parlerai des trois choses les plus importantes dans la vie : les filles, la littérature et le rock’n’roll. On y retrouvera certaines chroniques des « Dessous chics », mon rendez-vous culturel et dominical du Courrier picard, certains bouts d’interviews que, faute de place, je ne peux publier, des commentaires divers sur l’air du temps, des rencontres, des coups de coeur et des coups de gueule… Et pour me faire de la pub, je parlerai sans complexe de mes bouquins. (Pourquoi se priver de se faire du bien quand, d’un seul coup, on devient puissant, grâce à ce fichu blog, presque le maître du monde). Je ne publierai que les commentaires des filles. Ceux, velus et répugnants, des mecs, seront censurés, sauf ceux qui diront du bien de moi. (Ce qui, je le sais, n’arrivera pas.). Voilà, lectrice, ma fée humide, mon ange terriblement sexué, tu sais tout. Jette-toi sur mon blog comme sur mon corps : dévore-le. Dévore-moi, gourgandine!

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