Valère Staraselski ou l’anti gauche caviar

    Valère Staraselski, écrivain, journaliste. Mai 2012. Salon d'Arras.

     « Qui méprise le peuple n’a aucune exigence envers lui. Le plus souvent, il l’ignore ou bien le moque. Mais qui méprise le peuple ne possède pas non plus d’exigence envers soi-même et cultive, du reste, souvent l’anti-intellectualisme. Que ce peuple soit menacé d’être réduit à l’idéologie consumériste n’est visiblement pas fait pour déranger le petit bourgeois de gauche ou le petit bourgeois de droite qui vit, après tout, assez tranquillement dans le système économique et politique tel qu’il est.» Ainsi s’exprime Valère Staraselski dans une chronique intitulée Salauds de pauvres, l’un des textes publiés dans son livre Face aux nouveaux maîtres. On l’a compris, Valère Staraselski ne donne pas dans la gauche caviar. Ce spécialiste d’Aragon que L’Événement du jeudi présentait à la parution de son premier roman, en1990, comme «un profil idéal, façonné avec opiniâtreté à la grande école du militantisme politique», réunit ici un choix d’article, d’entretiens, de chroniques, parus dans L’Humanité, Libération, Témoignage chrétien mais aussi sur les sites Communisme 21, La faute à Diderot, etc. Et c’est toujours pertinent et éclairé.

    PHILIPPE LACOCHE

    «Face aux nouveaux maîtres», Valère Staraselski, préface de Vincent Ferrier, L’Harmattan, 238 p.; 24 euros.

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    • Ca y est, lectrice, mon amour! J’ai mon blog ! En fait, j’en ai deux (de blogs) : celui-ci dessous (chics) hébergé par mon cher Courrier picard et celui hébergé sur le site de la revue La Règle du Jeu, de Bernard-Henri Lévy. En ce qui concerne ce blog du Courrier picard, j’y parlerai des trois choses les plus importantes dans la vie : les filles, la littérature et le rock’n’roll. On y retrouvera certaines chroniques des « Dessous chics », mon rendez-vous culturel et dominical du Courrier picard, certains bouts d’interviews que, faute de place, je ne peux publier, des commentaires divers sur l’air du temps, des rencontres, des coups de coeur et des coups de gueule… Et pour me faire de la pub, je parlerai sans complexe de mes bouquins. (Pourquoi se priver de se faire du bien quand, d’un seul coup, on devient puissant, grâce à ce fichu blog, presque le maître du monde). Je ne publierai que les commentaires des filles. Ceux, velus et répugnants, des mecs, seront censurés, sauf ceux qui diront du bien de moi. (Ce qui, je le sais, n’arrivera pas.). Voilà, lectrice, ma fée humide, mon ange terriblement sexué, tu sais tout. Jette-toi sur mon blog comme sur mon corps : dévore-le. Dévore-moi, gourgandine!

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