Le marquis à l’Académie et le prix des bulles

    De gauche à droite : François Cérésa, Arnaud Le Guern et Christian Laborde.

    L’amitié mène à tout; même à l’Académie française. Ainsi, le dernier jour de ce gris mois de novembre, la Marquise et moi, nous nous rendîmes sous la coupole afin d’assister à la remise du Prix Louis-Barthou (1 000 €) à François Cérésa pour son roman Poupe (éd. du Rocher), émouvant ouvrage à la mémoire de son défunt père, et du Prix Jacques-Lacroix (1500 €), dévolu aux animaux, à Christian Laborde pour La Cause des vaches (éd. du Rocher), opus dans lequel il dénonce avec force et vigueur la Ferme des Mille Vaches. Il y avait foule à l’entrée. Dans la file d’attente, nous tombons sur mon éditeur, Arnaud Le Guern qui, œuvrant pour le Rocher, vient soutenir les deux copains. Puis, au vestiaire, c’est contre l’ami Benoît Duteurtre que je me cogne. Chaleureuses retrouvailles. Il est joyeux; il est présent car il va se voir remettre le Grand prix de littérature Henri-Gal pour l’ensemble de son œuvre (15 000 €). Élégante comme à son habitude (veste noire, chemisier et longues boucles d’oreilles blancs; je la prends en photo avec mon chapeau de Paul Léautaud qui lui donne des allures de Patti Smith; adorable!), la Marquise et moi, nous nous asseyons en compagnie d’une cinquantaine de personnes dans une sorte de petit hall. Devant nous, un immense écran comme pour les retransmissions de matches de football. Après les tonitruants roulements de tambours, nous y suivons toute la cérémonie: discours sur les prix littéraires par Michael Edwards, directeur en exercice, la remise des prix aux récipiendaires, nombreux, très nombreux (parmi eux le si picard Stéphane Demilly, Prix Louis-Castex – 250 € – pour Henry Potez. Une aventure industrielle), puis les discours, «D’Alembert: la passion de l’Académie française», par Hélène Carrère d’Encausse, secrétaire perpétuel, et «Discours sur la Vertu», de Jean-Christophe Rufin, directeur de la séance. Ensuite, ce fut le cocktail. Délicieux instants. Champagne de belle qualité et aux bulles minuscules. Je discute longuement avec Gérard Manset, Grande médaille de la chanson française pour l’ensemble de ses chansons (médaille de vermeil). Je lui rappelle le long entretien qu’il m’avait accordé, il y a longtemps, à la faveur de la parution d’un de chez livres, dans les jardins fleuris des éditions Gallimard. Il s’en souvient très bien. La Marquise reçoit des compliments du talentueux et homme de goût Jean-Louis Dabadie, académicien, tandis que j’échange quelques propos avec la délicieuse Pia Daix, amoureuse des Lettres et amie du regretté Jacques Béal car ex-Crotelloise, et l’académicien Frédéric Vitoux. Nous faisons la connaissance de Daniel Rondeau, Grand prix du Roman de l’Académie française (10 000 €) pour Mécaniques du Chaos (éd. Grasset). Non sans émotion, nous discutons de son frère Gérard, photographe de talent qui nous a quittés il y a peu, et d’Yves Gibeau qui j’ai bien connu à la fin de sa vie. Daniel Rondeau, nous le retrouvons trois heures plus tard, au Fouquet’s où Jean-Marie Rouart m’avait invité à une dédicace. Beaucoup de monde. Deux coupes de champagne

    Daniel Rondeau, Grand prix du Roman de l’Académie française, et votre serviteur, sous la Coupole.

    : 30 €. Les bulles n’ont pas le même prix au Fouquet’s qu’à l’Académie. Sur les Champs, il neigeait. Patti-Marquise, si craquante sous les flocons: spectacle gratuit.

    Dimanche 10 décembre 2017.

     

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    • Ca y est, lectrice, mon amour! J’ai mon blog ! En fait, j’en ai deux (de blogs) : celui-ci dessous (chics) hébergé par mon cher Courrier picard et celui hébergé sur le site de la revue La Règle du Jeu, de Bernard-Henri Lévy. En ce qui concerne ce blog du Courrier picard, j’y parlerai des trois choses les plus importantes dans la vie : les filles, la littérature et le rock’n’roll. On y retrouvera certaines chroniques des « Dessous chics », mon rendez-vous culturel et dominical du Courrier picard, certains bouts d’interviews que, faute de place, je ne peux publier, des commentaires divers sur l’air du temps, des rencontres, des coups de coeur et des coups de gueule… Et pour me faire de la pub, je parlerai sans complexe de mes bouquins. (Pourquoi se priver de se faire du bien quand, d’un seul coup, on devient puissant, grâce à ce fichu blog, presque le maître du monde). Je ne publierai que les commentaires des filles. Ceux, velus et répugnants, des mecs, seront censurés, sauf ceux qui diront du bien de moi. (Ce qui, je le sais, n’arrivera pas.). Voilà, lectrice, ma fée humide, mon ange terriblement sexué, tu sais tout. Jette-toi sur mon blog comme sur mon corps : dévore-le. Dévore-moi, gourgandine!

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