Michel Bussi revient à Veules-les-Roses

    Pour la sortie de son nouveau livre, Michel Bussi a revisité la station balnéaire, lieu d’une de ses nouvelles.

    Michel Bussi est revenu, il y a peu, sur les terres de son dernier livre, T’en souviens-tu, mon Anaïs et autres nouvelles, à la faveur d’un voyage de presse. En effet, il a inscrit la nouvelle éponyme dans l’adorable station balnéaire de Veules-les-Roses, en Normandie, dans le Pays de Caux. Veules, il connaît: «C’est la plage la plus près de Rouen» explique-t-il. «À Veules, il y a une atmosphère.» Veules, ce sont aussi les huîtres, les onze moulins sur la Veules, le plus petit fleuve de France: 1149 mètres. «J’ai découvert Veules quand j’étais adulte. C’est une station pour les amoureux. Il y a une ambiance très XIXe siècle: Gaston Leroux, Maurice Leblanc… Il faut découvrir ce village à pied.»

    Le secret de la belle Anaïs Aubert

    Il est donc revenu sur les lieux qui apparaissent dans sa nouvelle, notamment la cressionnière située à la source de la Veules, puis la rue Anaïs-Aubert, nom d’une comédienne, actrice de la Comédie-Française, où il a posé sous la plaque. «Une légende tenace veut que la station de Veules-les-Roses, sur la Côte d’Albâtre, ait été lancée en 1826 par l’actrice Anaïs Aubert», raconte-t-il dans l’introduction du livre. «Tous les guides d’histoire locale racontent cette anecdote: la belle serait tombée un matin sous le charme de ce village de pêcheurs à la suite d’une soudaine fuite nocturne de Paris. (…) Qui était la belle Mlle Anaïs? Quel secret emportait-elle lors de sa chevauchée de Paris à Veules? Le visiteur curieux a beau multiplier les recherches. S’entêter, s’acharner. Se perdre dans les archives. Mystère… Il ne lui reste plus qu’une solution. Ne rien inventer. Tout imaginer.»

    C’est exactement ce qu’a fait Michel Bussi. Il nous invite à suivre Ariane qui quitte Paris pour s’installer dans une villa de Veules. Une nouvelle vie pour elle et sa fille de 3 ans. Sa fugue rappelle, on s’en doute, celle d’Anaïs Aubert. Ariane se sent observée, traquée dans sa nouvelle demeure. Un voyeur? Un fantôme? Elle ne comprend pas, s’inquiète, commence à s’angoisser, d’autant qu’elle reçoit des appels anonymes plus ou moins menaçants, ou, au contraire, prévenants, notamment quand la petite frôle l’accident domestique qui lui sera épargné grâce à l’appel du correspondant sans nom. Et il y a aussi cette photographie du banquet offert, en septembre 1882, par Victor Hugo aux enfants de Veules, document qui ne cesse de disparaître; les pages où elle apparaît dans les ouvrages d’histoire locale sont même arrachées. Michel Bussi nous tient en haleine grâce à une histoire pleine de suspens où la réalité se mêle habilement à la fiction. «Dans les romans de Michel Bussi vous étiez surpris jusqu’à la dernière page… Dans ses nouvelles, vous le serez jusqu’à la dernière ligne», confie l’éditeur en quatrième de couverture. On est en droit de ne pas lui donner tort. PHILIPPE LACOCHE

    T’en souviens-tu, mon Anaïs et a

    Michel Bussi devant la plaque de la rue Anaïs-Aubert à Veules-les-Roses.

    utres nouvelles, Michel Bussi. Pocket. 299 p.

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    • Ca y est, lectrice, mon amour! J’ai mon blog ! En fait, j’en ai deux (de blogs) : celui-ci dessous (chics) hébergé par mon cher Courrier picard et celui hébergé sur le site de la revue La Règle du Jeu, de Bernard-Henri Lévy. En ce qui concerne ce blog du Courrier picard, j’y parlerai des trois choses les plus importantes dans la vie : les filles, la littérature et le rock’n’roll. On y retrouvera certaines chroniques des « Dessous chics », mon rendez-vous culturel et dominical du Courrier picard, certains bouts d’interviews que, faute de place, je ne peux publier, des commentaires divers sur l’air du temps, des rencontres, des coups de coeur et des coups de gueule… Et pour me faire de la pub, je parlerai sans complexe de mes bouquins. (Pourquoi se priver de se faire du bien quand, d’un seul coup, on devient puissant, grâce à ce fichu blog, presque le maître du monde). Je ne publierai que les commentaires des filles. Ceux, velus et répugnants, des mecs, seront censurés, sauf ceux qui diront du bien de moi. (Ce qui, je le sais, n’arrivera pas.). Voilà, lectrice, ma fée humide, mon ange terriblement sexué, tu sais tout. Jette-toi sur mon blog comme sur mon corps : dévore-le. Dévore-moi, gourgandine!

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