Rock progressif : sélection subjective

    Nous, fans de rock’n’roll, de blues, de pub rock, puis de punk rock, avons eu la dent trop dure à l’endroit du rock progressif qui sévit en Europe de la fin des années 1960 jusqu’au milieu des seventies. Ci-dessous, sélection cruellement subjective sous la forme d’un mea culpa.

    «A Rum Tale», de Procol Harum. Commençons par le plus grand, le plus subtil, le plus catholique, le plus baroque des groupes anglais du progressif: Procol Harum. Orgue et piano. La voix embrumée de Gary Brooker. Et cette mélodie irrésistiblement romantique et mélancolique. Dans les boums, à Tergnier, au cours des 1970, quand je voulais emballer une fille, j’invitais à danser sur ce morceau. Elles craquaient toutes, les petites Ternoises. Car c’est SU-BLI-ME!

    «Memories», de Soft Machine. Batterie de Robert Wyatt. Solo de guitare de Daevid Allen… Puis voix émouvante de Wyatt qui roule sur la basse de Kevin Ayers. Derrière: l’orgue de Mike Ratledge. Ça aussi, c’est beau à se damner. Et la fin légèrement hispanisante. Tout est là. Tout.

    «21st Century Schizoid Man», de King Crimson. Archétype même du rock progressif anglais. Ils réussissent ce que Yes peinera à faire au cours de toute sa carrière: incruster une mélodie dans la tête des gens avec cette musique de chars d’assaut. Ils ont poussé la plaisanterie à jouer ce morceau avec trois batteurs! Et Robert Fripp, avec sa gueule de médecin de famille, développe ici ses talents d’immense guitariste.

    PHILIPPE LACOCHE

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    • Ca y est, lectrice, mon amour! J’ai mon blog ! En fait, j’en ai deux (de blogs) : celui-ci dessous (chics) hébergé par mon cher Courrier picard et celui hébergé sur le site de la revue La Règle du Jeu, de Bernard-Henri Lévy. En ce qui concerne ce blog du Courrier picard, j’y parlerai des trois choses les plus importantes dans la vie : les filles, la littérature et le rock’n’roll. On y retrouvera certaines chroniques des « Dessous chics », mon rendez-vous culturel et dominical du Courrier picard, certains bouts d’interviews que, faute de place, je ne peux publier, des commentaires divers sur l’air du temps, des rencontres, des coups de coeur et des coups de gueule… Et pour me faire de la pub, je parlerai sans complexe de mes bouquins. (Pourquoi se priver de se faire du bien quand, d’un seul coup, on devient puissant, grâce à ce fichu blog, presque le maître du monde). Je ne publierai que les commentaires des filles. Ceux, velus et répugnants, des mecs, seront censurés, sauf ceux qui diront du bien de moi. (Ce qui, je le sais, n’arrivera pas.). Voilà, lectrice, ma fée humide, mon ange terriblement sexué, tu sais tout. Jette-toi sur mon blog comme sur mon corps : dévore-le. Dévore-moi, gourgandine!

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