François Crimon : coup d’essai, coup de maître

    Le jeune chanteur amiénois, adulé des poulettes, sort son premier album, « Octobre Paris ». C’est carrément délicieux !

    François Crimon n’a pas seulement un lo

    François Crimon assèche une bière à la terrasse du Forum, à Amiens.
    François Crimon assèche une bière à la terrasse du Forum, à Amiens.

    ok génial (il est très apprécié par de jolies filles qui l’entourent ; c’est agréable) ; il a aussi beaucoup de talent (même s’il affirme qu’il en a moins qu’Arthur Rimbaud). Son premier album, Octobre Paris – qui vient de sortir- le prouve. Onze chansons (dont un interlude musical) enregistrées en août 2014 au studio RBM, produites par Romain Botti et Maxime Dheilly (du groupe Voïd ; il a également procédé aux arrangements). Parmi les titres, on retiendra surtout « Mister Parker » avec sa guitare glissante et très skiffle (excellentes paroles !), sa mélodie accrocheuse et superbes parties d’orgue quasi procoharumiennes. On aimera aussi sans réserve « Flingué dans le noir » (très Dutronc première époque ; belle interprétation de notre Crimon), « Ma cavale » (jolie guitare acoustique assez Bowie et, une fois encore, excellent texte), « Elle est parfaite » (mignonne ; on dirait du Patrick Eudeline en plus tendre), et, bien sûr, la très entraînante « Café en terrasse » (superbe orgue ! Farfisa ?; très pop et sixties, superbe !). Et ayons un faible pour « Ex en Provence » car c’est une histoire de fille comme on les aime (légèrement ivre sous le soleil et docile) et l’adolescente « Cœur de braqueur » (presque yé-yé avec ses sha la la délicieux, distillés par une petite choriste qu’on imagine en socquettes blanches et en jupettes courtes ; succulente partie de basse finale jouée dans les aigus). Le jeune Crimon sait écrire ; il fait tambouriner les mots comme les cœurs des lolitas, le samedi soir, à Saint-Leu. Il est marrant ; il ne se prend pas trop au sérieux. N’a rien contre la bière. Que des qualités. La couleur globale du disque ? « Sonner acoustique tout en envoyant », résume François. « Etre moins triste que sur scène. Etre entouré sans que le son noie le sens. Garder les mots et gagner en puissance pour la musique. » Les influence du joli brun ébouriffé ? Il cite Renaud, les Libertine et, étonnant mais judicieux, Patrick Capdevielle.

    François Crimon a donné son premier concert fin 2011 au défunt et regretté Lucullus (hello Nasser !), bar rock d’Amiens. Depuis, il n’a pas arrêté de tourner, surtout en acoustique dont des dates à Paris (Bus Palladium, le Gibus, la Bellevilloise, etc.). « Maintenant, je voudrais tourner avec les musiciens sur scène », dit-il. Il souhaiterait également que ce premier album totalement autoproduit (aucune subvention) soit signé par un label. Ce ne serait que justice. Il sera le 15 avril sur « La Scène bleue » de France Bleu Picardie. Ne le manquez pas, les filles !

    PHILIPPE LACOCHE

    Octobre Paris, François Crimon. CD 11 titres. Disponible notamment à La malle à disques, à Amiens. Présent sur Deezer et Facebook. Adresse mail de soutien : jeveuxlalbumdecrimon@gmail.com

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    • Ca y est, lectrice, mon amour! J’ai mon blog ! En fait, j’en ai deux (de blogs) : celui-ci dessous (chics) hébergé par mon cher Courrier picard et celui hébergé sur le site de la revue La Règle du Jeu, de Bernard-Henri Lévy. En ce qui concerne ce blog du Courrier picard, j’y parlerai des trois choses les plus importantes dans la vie : les filles, la littérature et le rock’n’roll. On y retrouvera certaines chroniques des « Dessous chics », mon rendez-vous culturel et dominical du Courrier picard, certains bouts d’interviews que, faute de place, je ne peux publier, des commentaires divers sur l’air du temps, des rencontres, des coups de coeur et des coups de gueule… Et pour me faire de la pub, je parlerai sans complexe de mes bouquins. (Pourquoi se priver de se faire du bien quand, d’un seul coup, on devient puissant, grâce à ce fichu blog, presque le maître du monde). Je ne publierai que les commentaires des filles. Ceux, velus et répugnants, des mecs, seront censurés, sauf ceux qui diront du bien de moi. (Ce qui, je le sais, n’arrivera pas.). Voilà, lectrice, ma fée humide, mon ange terriblement sexué, tu sais tout. Jette-toi sur mon blog comme sur mon corps : dévore-le. Dévore-moi, gourgandine!

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