Tous ces souvenirs au «Couleurs d’antan»…

    de gauche à droite : Flamm, sa fille Laurette, Maciel bento, Michel Freyl, père de Flamm, et Marc, camarade de l’illustre batteur des Rabeats.

             Il y a peu, Vincent Freytel, dit Flamm, batteur des Rabeats – mais aussi celui des Boogie Bastards, de With U2 Nights et de Dust – m’a invité au Couleurs d’Antan, un café atelier racheté par la municipalité et géré par un charmant couple (1, rue de l’Église, 80440 Thézy-Glimont; 06 73 31 62 75; 03 22 90 59 31; cafe.couleursdantan@laposte.net) où il tournait le clip du disque 33 tours vinyle, Pour un flirt avec vous, qu’il consacrera à Michel Delpech. Douze à quatorze morceaux, dont les célèbres «Chez Laurette», «Que Marianne était jolie», «Pour un flirt», «Les divorcés», mais aussi des titres méconnus, voire inédits. Sortie prévue: début d’année 2020. Il est en train de concevoir ce disque en compagnie de ses complices Sly, chanteur-guitariste des Rabeats, et le bassiste Gérard Sorel, tous deux multi-instrumentistes, mais aussi Laurette, la propre fille de Flamm à la batterie. Ce dernier et Delpech: une histoire d’amour. «J’étais tout jeune; j’étais en train de faire des courses à Continent en compagnie de mes parents et j’ai entendu «Les divorcés», morceau qui venait de sortir. Je me suis dit, soudain, qu’une chanson pouvait raconter quelque chose. Comme me l’a dit Patrick Coutin quelques années plus tard: «Delpech, tu peux lui faire chanter le Bottin; tout le monde l’écoute!»… Et Delpech, c’était un vrai gentil.» En fait, ce clip est celui de trois générations. Primo: la Laurette d’origine, celle du café de Courbevoie; secundo, la génération de Flamm et de ses copains avec la chanson «Chez Laurette»; tertio: sa fille qui se prénomme Laurette. L’autre raison, plus intime, de ce clip et de ce disque: le décès de sa mère. Vincent allait avoir cinquante ans. Le clip est réalisé par l’un de ses amis, Johann Bertrand, réalisateur, responsable de la société Trait de lumière depuis quinze ans (contact@traitdelumière.com). Pour l’occasion, Flamm avait bien fait les choses au Couleur d’Antan: était invitée une cinquantaine de ses amis. Lorsque j’arrivais, Flamm me fit installer à une petite table. S’y trouvaient déjà Michel, son père, Marc, l’un de ses copains de longue date et Maciel, bassiste, claviériste, multi-instrumentiste qui fut, il a quelques années, le batteur des Scopytones, groupe yé-yé dans lequel je tentais d’officier à la basse Höfner. Retrouvailles chaleureuses. Nostalgie.

    L’incontournable Vanfi.
    Les Scopytones, groupe Yé-Yé. Juin 2009. A l’époque de leur splendeur.
    Lou-Mary, ma grande Didiche, mon ex-pacsée.

    Réminiscences des parties de rigolades, notamment quand nous enfermâmes notre guitariste-chanteur, le célèbre et incontournable Vanfi, dans sa loge où il se vêtait de son costume de lumière et si sixties, quelques instants avant que ne débutât le concert que nous donnions à Poix-de-Picardie. Je lui donnais aussi des nouvelles de Lou-Mary, notre chanteuse, notre grand didiche qui fut longtemps ma petite amie, puis ma pacsée. Rien que du bonheur. Le vin était frais et bon; le repas, délicieux. Puis, je repartis vers Amiens, parcourant cette campagne délicieuse et verdoyante avec, dans la tête, la mélodie de «Pour un flirt».

    Gérard Lopez, dit Dadack, musicien, Tergnier, mars 2014. C’était mon ami. Il me manque.

    De nouveau, une bouffée de souvenirs m’envahit. Dans les années 1970, sur le juke-box du café Chez Hubert, à Tergnier, nous écoutions, Fabert, Dadack, Blaireau et moi, cette belle chanson en rêvant aux mignonnes petites Ternoises que nous convoitions. Ma vie n’est qu’une longue succession de souvenirs. Je ne suis bon qu’à ça: rêver à tout ce temps passé qui n’est plus.

    Dimanche 21 avril 2019.

     

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    • Ca y est, lectrice, mon amour! J’ai mon blog ! En fait, j’en ai deux (de blogs) : celui-ci dessous (chics) hébergé par mon cher Courrier picard et celui hébergé sur le site de la revue La Règle du Jeu, de Bernard-Henri Lévy. En ce qui concerne ce blog du Courrier picard, j’y parlerai des trois choses les plus importantes dans la vie : les filles, la littérature et le rock’n’roll. On y retrouvera certaines chroniques des « Dessous chics », mon rendez-vous culturel et dominical du Courrier picard, certains bouts d’interviews que, faute de place, je ne peux publier, des commentaires divers sur l’air du temps, des rencontres, des coups de coeur et des coups de gueule… Et pour me faire de la pub, je parlerai sans complexe de mes bouquins. (Pourquoi se priver de se faire du bien quand, d’un seul coup, on devient puissant, grâce à ce fichu blog, presque le maître du monde). Je ne publierai que les commentaires des filles. Ceux, velus et répugnants, des mecs, seront censurés, sauf ceux qui diront du bien de moi. (Ce qui, je le sais, n’arrivera pas.). Voilà, lectrice, ma fée humide, mon ange terriblement sexué, tu sais tout. Jette-toi sur mon blog comme sur mon corps : dévore-le. Dévore-moi, gourgandine!

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