Aisne

    L’Aisne : terre rurale et royale

    Si aujourd’hui c’est son caractère rural qui prédomine, le département de l’Aisne a, par le passé, était tantôt une terre ennoblie, tantôt une terre meurtrie.

    Durant des siècles, l’Aisne a été une terre royale, en témoignent de nombreux châteaux médiévaux, Renaissance et autres donjons… Laon et Soissons ont même été des capitales franques pendant le haut Moyen-Âge. À l’époque mérovingienne, Soissons devint en effet la première capitale du royaume des Francs. Résultat d’une bataille historique : celle de Clovis contre l’armée du général romain Syagrius. A partir de cette époque, ces terres seront le théâtre de nombreux affrontements jusqu’à la Première Guerre mondiale qui verra des milliers de soldats de différentes nationalités venus pour combattre et… mourir ! De nombreux lieux commémorent ce passé douloureux.

    Comme la campagne est belle

    L’Aisne compte peu de grandes villes à part Saint-Quentin. Par contre, on y dénombre une multitude de petits villages où il fait bon vivre. Ce territoire a su « cultiver » son terroir et son caractère agricole. Il garde encore de nombreuses grandes exploitations, ce qui permet à l’Aisne de se revendiquer premier producteur français de betteraves à sucre et troisième producteur de pommes de terre, par exemple. Et on ne peut parler de l’Aisne sans citer deux produits d’exception pour lesquels il se fait hélas régulièrement voler la vedette : le champagne et le maroilles. En effet, le champagne n’est pas produit qu’en Champagne ! Et le Maroilles, rendu célèbre par le film de Dany Boon, n’est pas né dans le Nord mais bien en Thiérache, territoire partagé par le Nord, les Ardennes et l’Aisne…

    Le Saviez-vous ? :

    Gastronomie : Le haricot de Soissons est paraît-il le plus gros haricot blanc d’origine française, aussi appelé « Gros Jacquot  blanc ». Plusieurs légendes entourent cette spécialité gastronomique, la plus connue parle de l’épidémie de peste qui ravagea la contrée pendant la guerre de cent ans. Les habitants, fuyant la ville de Soissons avec leur récolte pour échapper à la maladie, perdirent sur leur chemin des graines de haricots. A leur retour, ils découvrirent des champs entiers de haricots, cette récolte imprévue leur permis de survivre à la famine.

    Entreprise : C’est Fresnoy-le-Grand qui fut choisi par Jean-Pierre Saltiel en 1926 pour implanter sa nouvelle usine de bas et de chaussettes afin de profiter du savoir-faire local dans le textile et le tricotage. Le Bourget (qui prendra ce nom en 1927) va se faire un nom dans la lingerie haut de gamme, en innovant sans cesse. C’est en effet la marque Le Bourget qui sera pionnière avec les premiers bas nylon en 1949, elle lancera aussi les premiers bas sans couture en 1961-1962, puis “Têtu le premier collant fin qui refuse de filer”, plus résistant grâce à un tricotage spécial.

    Monument : Le remarquable donjon de Septmonts, datant du XIVe siècle, haut de 45 mètres, fut rendu célèbre par Victor Hugo. L’écrivain de passage dans la région décrivit ainsi cette ancienne résidence de plaisance des évêques de Soissons : « A deux lieues de Soissons, dans une charmante vallée, un admirable châtelet est encore parfaitement habitable. C’est la plus saisissante habitation que tu puisses te figurer ». Le grand donjon porte encore la trace du passage de Victor Hugo qui grava sur l’un des murs son nom et celui de sa maîtresse, Juliette Drouet.

    Lieu : Il reste seulement deux souterrains en France où l’on pratique encore le touage (remorquage de péniches par une chaîne pour passer des tunnels particulièrement longs et peu ventilés). L’un est situé sur le canal de la Marne au Rhin, l’autre relie Riqueval à Vendhuile dans l’Aisne, sur le canal de Saint-Quentin. Le souterrain de Riqueval, long de 5 670 mètres, passe sous les villages de Bellicourt et de Bony, mais aussi sous le mémorial américain de Bellicourt. Il abrite également un musée qui permet de découvrir la pratique du Touage.

    Personnalités : Alexandre Dumas est naît le 24 juillet 1802 à Villers-Cotterêts. L’auteur des Trois Mousquetaires, du Comte de Monte-Cristo ou de la Reine Margot a commencé à travailler à 13 ans dans sa ville natale comme coursier dans une étude de notaire. C’est l’abbé Louis Chrysostome Grégoire, vicaire de Villers-Cotterêts et directeur du collège qui porte son nom, qui le prendra sous son aile et l’aidera beaucoup. Alexandre Dumas, reconnaissant, le mis en scène dans son roman Catherine Blum en 1854.

    Ville : Tergnier est une ville qui s’est développée autour du chemin de fer. C’est la création de la ligne ferroviaire entre Tergnier et Saint-Quentin, autour des années 1850, autorisée par le gouvernement de Louis-Philippe et inaugurée en grande pompe par Napoléon III qui modifia littéralement la ville. Les sentiers deviennent des routes, de nouvelles rues sont créées et la main d’œuvre locale se reconvertit. Fileurs, tisseurs, valets de charrue, tous abandonnent leurs métiers pour devenir employés de chemin de fer !

    Evènement : Le son et lumière de Coucy-le-Château a fait peau neuve cette année. Finie la représentation purement médiévale de ces dernières années, en 2018, le spectacle a représenté l’histoire de Coucy-le-Château de la préhistoire à la Première Guerre mondiale. Quatre zones historiques bien distinctes avaient été aménagées (trois dans le parc Lhermitte et une dans la salle Gabrielle Estrées) pour représenter des saynètes, en toute proximité avec le public. Le succès a été au rendez-vous pour cette nouvelle expérience à refaire absolument.

    0
    J'AIMEJ'AIME
    0
    J'ADOREJ'ADORE
    0
    HahaHaha
    0
    WOUAHWOUAH
    0
    SUPER !SUPER !
    0
    TRISTETRISTE
    0
    GrrrrGrrrr
    Merci !

    Vous aimerez également peut-être

    SOMME

    La Somme : un département très nature La Somme a fait de son patrimoine naturel ...

    NORD

    Le Nord : un département très jeune Le département du Nord oscille entre les traces ...