48H pour découvrir à moindre coût la BD

    Pour cette 5e édition, 12 éditeurs majeurs de bande dessinée, de comics et de manga  proposent 230 000 albums à 1€  ces 7 et 8 avril.

    A l’image de la Fête du cinéma, ces “48H BD” commencent à entrer dans le paysage culturel. Un rendez-vous de printemps qui, à travers une douzaine de titres, permet de découvrir à moindre coût de nouvelles séries et entrevoir la diversité de l’offre éditoriale en matière de bande dessinée.

    Pour l’heure (et à la différence du cinéma qui a progressivement vu le coût du ticket croître et l’opération se banaliser), c’est toujours au prix symbolique d’1 euro qu’il sera possible d’acquérir les titres sélectionnés par chaque éditeur. Parfois reformatés pour l’occasion et généralement début d’une série, ces “teasings” n’en sont pas moins plutôt de qualité. Et en tout cas très éclectique…

    12 titres

    C’est ainsi que cette année Casterman à choisi de proposer le premier tome de la Guerre des Lulus, apportant une nouvelle forme de reconnaissance à la belle série de nos deux auteurs picards Hardoc et Hautière.
    Delcourt fait aussi dans la série ayant pour cadre la Première Guerre mondiale, avec le tome 1 de 14-18, série-concept de Corbeyran et Le Roux.
    Dargaud propose la dernière série en date de Léo, Survivants, nouvelle variation planétaire de sa saga écolo-SF.
    Dupuis promeut de son côté sa série à succès (mérité) Dad, de Nob – que l’on peut aussi retrouver tous les quinze jours, le dimanche dans le Courrier picard.
    Le Lombard a choisi de mettre en avant un autre titre qui connaît un joli succès dans le jeune public, Klaw d’Ozanam et Jurion.
    Même cible, mais plutôt côté filles cette fois, avec une compil’ des Cops de Cazenove, chez Bamboo. Un choix un peu “girly” également assumé par les éditions Jungle avec les sucrées Filles au chocolat.
    Soleil pour sa part met en avant un des albums humoristico-policier de Léo Loden, d’Arleston et Carrere.

    L’héroïc-fantasy, genre demeurant toujours porteur sera présent à travers le choix des éditions Glénat de promouvoir la Quête d’Ewilan, adaptation en bande dessinée d’un roman à succès de Pierre Botero.

    Autres “sous-genres” qui sont désormais bien présents dans l’opération, les comics, avec cette année Urban Comics qui propose, intelligemment de replonger aux origines de la Justice League, qui voit se réunir contre le mal Batman, Superman, Flash, Wonder Woman, Aquaman et Cyborg. Un titre pas tout récent (sortie aux USA en 2011 et en France l’année suivante), mais reconnu pour sa qualité et son “reboot” des vieux héros de DC Comics.

    Enfin, les mangas tiennent aussi leur rang, avec Black Clover, proposé par Kazé – dont on a dit très récemment tout le bien dont il fallait en penser – et Levius, mis en avant par Kana, avec ses lutteurs mécaniques post-apocalyptiques.

    Bref, derrière le marketing et commercial de l’opération, on peut noter l’attention porté quand même aux choix des ouvrages proposés.

    230 000 albums, au total, de ces douze titres, ont été édités pour l’occasion. Disponibles dans les librairies participant aux 48H de la BD.

    28 points de vente jouent le jeu en (ex) Picardie

    Concernant l’ex-région Picardie, on pourra les trouver dans xxx librairies et maisons de la presse, soit un nombre croissant de points de vente.
    En Picardie maritime, ce sera le cas à la Librairie Ternisien d’Abbeville (qui a l’honneur, classement alphabétique oblige, d’être la première sur la liste nationale !), mais aussi dans les Viles Soeur (côté normand) à Bresle diffusion presse et à la librairie l’Encre marine, à Eu et à l’Espace culturel du centre Leclerc d’Etalondes.
    Trois participants à Amiens, avec le libraire BD  Bulle en stock, la librairie Martelle et aussi le centre Carrefour d’Amiens-Nord. Mais bizarrement pas la Fnac, pourtant partenaire national de l’opération. Plus à l’Est dans la Somme, la librairie Livres enchantés de Chaulnes est aussi de la partie cette année.
    Dans l’Aisne, trois libraires saint-quentinois sont concernés: la librairie Cultura, la librairie Cognet et le point livres du centre Cora. Egalement la librairie Le Dormeur du Val à Chauny, la librairie Bruneteaux et Carrefour à Laon, la librairie du Centre et le centre Cora à Soissons ainsi que Carrefour à Château-Thierry.
    Dans l’Oise, bonne participation  dans le Compiègnois, avec pas mois de quatre points participant à l’opération : la Librairie des Signes, Cultura et Carrefour Venette, ainsi qu’Etude et Loisirs à Crépy-en-Valois. Dans le Beauvaisis, on note trois librairies à Beauvais (Decittre, Le Furet du Nord, Dubois), plus le Centre Leclerc de Trie-Château, à la frontière avec la Normandie.  Enfin, dans le Sud-Oise, on pourra aller chercher ses BD à L’Espace Culturel Chambly, à la librairie Saint-Pierre à Senlis, au centre Leclerc de Pont-Sainte-Maxence, à Cultura et Cora sur la zone de Saint-Maximin, au centre Leclerc du Plessis-Belleville.

    Ajoutons à cela, dans la région Hauts-de-France, au-delà de la simple vente des albums, une rencontre avec Mathieu Burniat (auteur notamment des Mystères du monde quantique) et la réalisation d’une fresque géante sur le thème des droits de l’homme par Thierry Brouüart (auteur de l’ouvrage sur ce thème dans la Petite bédéthèque des savoirs) au Furet du Nord à Lille, ce vendredi à 15 heures.

     

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    • Journaliste de profession, rédacteur en chef adjoint (du Courrier picard) de fonction et amateur de bande dessinée par passion, je préfère parler ici d'albums que j'apprécie (avec éclectisme) plutôt que de ceux que je n'aime pas (et qui peuvent plaire à d'autres). Et ce en toute liberté. Cet espace est aussi l'occasion d'évoquer la vie (régionale en premier lieu) de la bande dessinée et parfois au-delà celle du graphisme, du dessin de presse ou des journaux et revues en lien avec l'un ou l'autre. Précisons que la plupart des illustrations utilisées dans ce blog ont pour copyrights leurs auteurs et éditeurs respectifs. Celles-ci visant à présenter leurs œuvres. A leur demande éventuelle, elles seront retirées.

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