Durango ne faiblit pas

    Durango, tome 16 : Le crépuscule du vautour, Yves Swolfs, Thierry Girod. Editions Soleil. 48 pages, 10,95 euros.

    Premier l’album depuis quatre ans. Le troisième seulement des années 2000 : Durango se fait rare. Mais ce qui est rare est parfois (souvent ?) bon. C’est le cas avec ce cavalier solitaire qui vagabonde dans des scenarii archi-classiques mais ô combien efficaces. Yves Swolfs, 57 ans, créateur du personnage en 1980, et à qui l’ont doit aussi l’excellent Dampierre (Glénat), en remet une louche avec Le crépuscule du vautour où les méchants sont très méchants et où les gentils… ne sont pas nécessairement gentils. Ils sont rares en tout cas !

    Quoi qu’il en soit avec Thierry Girod à ses côtés pour la troisième fois consécutive (en fait, depuis que la série est passée chez Soleil), ce pur western – spaghetti diront trop péjorativement certains, qualificatif toutefois pleinement assumé par les auteurs – a pris une dimension encore plus grande, tant les décors, l’ambiance, les cadres, sont optimisés.

    Et si Swolfs assure intégrer son personnage dans une dimension politique, sociale et économique, selon le communiqué de presse de Soleil, en s’autorisant à, dit-il, « exprimer des humeurs et des émotions par rapport aux excès d’un capitalisme sans contrôle », on n’est pas obligé de se laisser entraîner par tant de réflexion. Parce qu’avec Durango et son Mauser c96 qu’il maîtrise comme personne, on passe de toute façon un vrai bon moment.

    Ici tout commence avec l’assassinat d’un gouverneur au discours humaniste. On rencontre ensuite des Indiens assassins qui se font passer pour d’autres. On découvre une jolie squaw sauvée de justesse et désormais protégée par notre héros (auquel elle voue une reconnaissance sans borne…). On s’étonne d’un enjeu un brin écologique. On s’énerve face aux réactions primaires locales. On se canarde à tout va. On en veut à l’horrible Steiner qui tire les ficelles. Et on attend l’explosion finale. A Durango de faire le boulot quoi ! Et même plus désabusé que jamais, il ne faiblit pas ! Loin s’en faut.

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    • Journaliste de profession, rédacteur en chef adjoint (du Courrier picard) de fonction et amateur de bande dessinée par passion, je préfère parler ici d'albums que j'apprécie (avec éclectisme) plutôt que de ceux que je n'aime pas (et qui peuvent plaire à d'autres). Et ce en toute liberté. Cet espace est aussi l'occasion d'évoquer la vie (régionale en premier lieu) de la bande dessinée et parfois au-delà celle du graphisme, du dessin de presse ou des journaux et revues en lien avec l'un ou l'autre. Précisons que la plupart des illustrations utilisées dans ce blog ont pour copyrights leurs auteurs et éditeurs respectifs. Celles-ci visant à présenter leurs œuvres. A leur demande éventuelle, elles seront retirées.

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