En famille avec Denise Fabre

    La speakerine la plus aimée des Français présentera une nouvelle fois la tournée «Age tendre». Et, cette fan de la scène et du direct, adore ça, nom d’un fou rire!

    La célèbre et délicieuse Denise Fabre présentera, une nouvelle fois, la tournée Age tendre, rendez-vous avec les stars qui, jusqu’à la fin de ce mois de janvier, réunira sur scène notamment Hugues Aufray, Petula Clark, Dave, Michèle Torr, Nicoletta, Plastic Bertrand, Collectif Métissé, etc. Star du petit écran, icône des Trente glorieuses, cette grande dame aux si fous fous rires a bien voulu répondre à nos questions.

    L’an dernier, Michel Algay annonçait qu’il s’agissait de la dernière to

    Denise Fabre : c'était l'époque bénie des speakerines et une télévision avec très peu de publicités. C'était mieux avant! En arrière, toute!
    Denise Fabre : c’était l’époque bénie des speakerines et une télévision avec très peu de publicités. C’était mieux avant! En arrière, toute!

    urnée Age tendre. Or, la jolie et grande machine repart de plus belle mais avec le sous-titre «Rendez-vous avec les stars». Pourriez-vous m’expliquer ce fait?

    Denis Fabre: Il faudrait poser la question à Michel Algay. L’an prochain, il s’agira des dix ans d’Âge tendre. Chaque tournée est différente; les plateaux sont diversifiés.

     

    «Ma madeleine de Proust»

     Comment avez-vous été amenée à présenter ce spectacle? Est-ce qu’on vous l’a demandé ou est-ce votre initiative?

     

    J’ai commencé par présenter la saison 3. Puis j’ai fait la saison 5. Entre temps, j’avais présenté le spectacle «Les valses de Vienne» avec un orchestre symphonique de Budapest. Je racontais des anecdotes sur les Strauss; j’aimais énormément faire ça. Michel Algay m’a donc demandé d’animer le présent spectacle. À l’origine, c’était le régisseur Patrick Carrier qui m’avait demandé si je voulais animer Age Tendre (juste avant la saison 2). Il m’a fait rencontrer Françoise et Michel Algay, les producteurs. Michel m’a acceptée pour sa tournée Age tendre qui reste son bébé. Je suis donc arrivé à la saison, au palais des Congrès; j’ai été époustouflée: il y avait 5 000 personnes qui, toutes, connaissaient les paroles des chansons. Il y avait un vrai grand orchestre sur scène, et un équipement extraordinaire ce qui permet de donner la pleine mesure du talent des artistes. Ça change des disques de l’époque qu’on peut réécouter mais qui sonnent peu «pauvres» à côté car c’était le début. Chaque année, Françoise et Michel Algay se lancent dans la folle aventure. Ça me permet de retrouver certains téléspectateurs. À l’époque, tout le monde me disait: «Vous faites partie de la famille.» Voilà tout ce que je revis en participant à cette tournée. C’est un peu ma madeleine de Proust. Avant, je me sentais hors de la caméra avec seulement les courriers du public.

    Parmi la programmation, connaissez-vous certains artistes? Et quels sont vos préférés?

    Chacune des chansons interprétées m’a accompagnée pendant mon adolescence et toute ma jeunesse. Le public ressent la même chose. Hugues Aufray, je l’avais déjà présenté à l’Olympia. Michèle Torr, je connais toute sa vie, même l’aspect sentimental. Petula, je me souviens bien des émissions de Maritie et Gilbert Carpentier. Tout ça, c’est un peu la première partie, si l’on peut dire. Je n’oublierai pas non plus Pastic Bertrand, Nicoletta (avec sa voix superbe, elle aborde tous les genres), Michel Orsot qui sert de transition entre les deux périodes et qui est aussi la mascotte de la tournée. Il y a aussi Collectif Métisse. C’est un magnifique spectacleavec un brillant chef d’orchestre; je suis très fière de le présenter.

    Demis Roussos vient de nous quitter. Quelle est votre réaction?

    Il a fait partie de la tournée; il était notamment au Palais des Congrès. Lorsque nous nous sommes vus, il m’a rappelé que c’était moi qui lui avais remis son premier disque d’or. Il avait gardé la photo. C’était peut-être au cours d’un Télé Dimanche…

    Est-ce que les spectateurs d’Âge tendre entendront encore vos fous rires mémorables?

    Oui, car je vais dans la salle. On joue au couple star. Je fais monter sur scène ceux qui ont le plus longtemps vécu ensemble. Donc il y aura encore des fous rires en perspective!

    On dit que vous êtes la speakerine préférée des Français. Comment analysez-vous ce fait?

    Franchement, one me le dit, mais j’ai du mal à y croire. En fait, le public m’a toujours protégé notamment à l’époque où les fous rires étaient très mal vus à l’antenne par la hiérarchie. Je me souviens de mon fou rire avec Florence Schaal. Nous avons reçu une note de service; j’ai été mise à pied pendant deux semaines. Florence a dû quitter le journal. C’était défendu d’avoir le fou rire. Plus, c’était interdit, plus j’avais le fou rire. Il faut dire que l’ambiance était bonne. On se déguisait; on grignotait ensemble; on était comme une petite famille. Je me souviens qu’une fois j’étais en robe western. Les techniciens avaient mis une soufflerie pour ça gonfle, et que ça fasse plus naturel. La soufflerie est partie sous ma robe. J’ai passé le temps de mon annonce à tenir ma robe et je suis partie dans un grand fou rire… Je me souviens aussi qu’une fois, une lumière s’était éteinte juste avant que je passe à l’antenne. Plus de lumière. Un technicien monte donc sur l’échelle pour réparer; je suis passée à l’antenne, et on le voyait redescendre derrière moi. Nouveau fou rire. On s’est énormément amusé. Il n’y avait pas d’audimat à cette époque. Toute la France nous regardait, soit 40 millions de téléspectateurs. J’ai été suivie par trois générations. Ma dernière annonce, a eu lieu en 1992.

     

    En 2001, vous avez reçu un nouveau Sept d’Or de la meilleure animatrice. Comment avez-vous perçu cette récompense?

    C’était magnifique! Cela faisait trois ou quatre années que j’étais nominée. Mes filles étaient venues mais je les avais prévenues que je ne pensais obtenir de récompense car personne ne m’avait rien dit préalablement. Ce fut pour moi une grande surprise.

     

    En 2010, vous avez publié un ouvrage de rencontres aux éditions du Rocher. Parlez-nous de ce livre.

     

    Il a eu un bon accueil, un bon succès. Avant, j’avais écrit un roman, Les cœurs battants, chez Lattès. L’écriture, c’est plus difficile. Je préfère le direct; j’aime la scène. Je n’aime pas beaucoup le différé. En direct, tout peut arriver. Tout est différent; c’est un parfum très particulier que j’aime beaucoup.

     

    Quels sont vos projets?

     

    Je viens d’être pour la première fois grand-mère d’une petite fille, Louise. La maman est l’une de mes deux filles. Âge tendre va se poursuivre ce qui me laissera du temps pour m’occuper de ma petite-fille. Sinon, j’ai plein d’autres projets; je n’arrête pas. Être grand-mère, c’est une nouvelle vie qui commence pour moi, sans les soucis que peuvent éprouver les parents. J’aurai le meilleur.

    Propos recueillis par PHILIPPE LACOCHE

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    • Ca y est, lectrice, mon amour! J’ai mon blog ! En fait, j’en ai deux (de blogs) : celui-ci dessous (chics) hébergé par mon cher Courrier picard et celui hébergé sur le site de la revue La Règle du Jeu, de Bernard-Henri Lévy. En ce qui concerne ce blog du Courrier picard, j’y parlerai des trois choses les plus importantes dans la vie : les filles, la littérature et le rock’n’roll. On y retrouvera certaines chroniques des « Dessous chics », mon rendez-vous culturel et dominical du Courrier picard, certains bouts d’interviews que, faute de place, je ne peux publier, des commentaires divers sur l’air du temps, des rencontres, des coups de coeur et des coups de gueule… Et pour me faire de la pub, je parlerai sans complexe de mes bouquins. (Pourquoi se priver de se faire du bien quand, d’un seul coup, on devient puissant, grâce à ce fichu blog, presque le maître du monde). Je ne publierai que les commentaires des filles. Ceux, velus et répugnants, des mecs, seront censurés, sauf ceux qui diront du bien de moi. (Ce qui, je le sais, n’arrivera pas.). Voilà, lectrice, ma fée humide, mon ange terriblement sexué, tu sais tout. Jette-toi sur mon blog comme sur mon corps : dévore-le. Dévore-moi, gourgandine!

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