Les géants verts sortent de leurs boîtes

    World War X, tome 1 : Hédius, Jerry Frissen, Peter Snejberg, éditions Le Lombard, 56 pages, 12 euros.

    Février 2017, cinq extra-terrestres dotés de terribles pouvoirs font leur apparition en cinq endroits, dont une base lunaire, sortant d’un long sommeil et commencent leur travail de destruction, s’entourant d’armées de zombies. Le début d’une invasion – ou de “la fin du monde” – liée à d’étranges monolithes eux aussi millénaires qui ont été exhumés quelques temps plus tôt. Face à ce danger inédit (ou plutôt oublié et devenu une légende) l’humanité est loin de savoir quoi faire, sauf un mystérieux être, Hédius, “le plus vieil homme sur Terre”, dont l’un des archéologues à l’origine de l’expérience secrète qui a tout déclenché va accompagner dans sa lutte.

    Ecrit par le créateur de Lucha Libre, Jeremy Frissen, cette nouvelle série (un triptyque prévue pour s’achever en juillet 2013) est nettement moins humoristique que celles des lutteurs mexicains. Le style graphique de Peter Snejberg la ramenant plutôt dans l’ambiance des comics américain (notamment dans les cases avec les extra-terrestres et les séquences de destruction massive), mais dans une approche réaliste… ou autant que le récit le permet.

    Pas burlesque, World War X n’en reste pas moins trépidante. Vraie série de genre, mêlant SF et un brin de fantastique, elle fait songer bien sûr – sur le mode XXL – à La Guerre des mondes, mais aussi, pour son complot planétaire masquée à la série X-Files. Entre autres références d’un scénariste qui se déclare grand lecteur de Heinein, Simak, Philippe K.Dick ou Farmer. Bref, tout cela est pas mal réjouissant. Et si tout cela reste relativement classique… dans son genre, on se fait aussi assez vite envahir et happé par l’ambiance et le rythme de l’album.

    A contrario de l’accroche qui ouvre les pages bonus (“Et si le pire était à venir” ?) – en forme de teasing et de bande-annonce incitative du tome 2 – on peut donc espérer le meilleur pour la suite.

    Commentez ou exprimez-vous grâce aux emojis !
    0
    J'AIMEJ'AIME
    0
    J'ADOREJ'ADORE
    0
    HahaHaha
    0
    WOUAHWOUAH
    0
    SUPER !SUPER !
    0
    TRISTETRISTE
    0
    GrrrrGrrrr
    Merci !

    Tags:

    • Journaliste de profession, rédacteur en chef adjoint (du Courrier picard) de fonction et amateur de bande dessinée par passion, je préfère parler ici d'albums que j'apprécie (avec éclectisme) plutôt que de ceux que je n'aime pas (et qui peuvent plaire à d'autres). Et ce en toute liberté. Cet espace est aussi l'occasion d'évoquer la vie (régionale en premier lieu) de la bande dessinée et parfois au-delà celle du graphisme, du dessin de presse ou des journaux et revues en lien avec l'un ou l'autre. Précisons que la plupart des illustrations utilisées dans ce blog ont pour copyrights leurs auteurs et éditeurs respectifs. Celles-ci visant à présenter leurs œuvres. A leur demande éventuelle, elles seront retirées.

    • Voir les commentaires

    Your email address will not be published. Required fields are marked *

    comment *

    • name *

    • email *

    • website *

    Vous aimerez également peut-être

    Au nom du père

    Profession du père, Sébastien Gnaedig d’après le roman de Sorj Chalandon. Editions Futuropolis, Futuropolis ...

    Hell’s Paradise : samouraï, ninja et île mystérieuse

     Hell’s Paradise (série en cours), Yûji Kaku (scénario et dessin). Editions Kazé, 192 pages, ...

    Mars, planète très rouge

    On Mars, tome 1: un monde nouveau, Sylvain Runberg (scénario), Grun (dessin). Editions Daniel ...

    Les Tuniques bleues creusent toujours le sujet de la Guerre de Sécession

     Les Tuniques bleues, tome 63: la bataille du Cratère, Raoul Cauvin (scénario), Willy Lambil  ...

    Une expérience guère protocolaire et un thriller qui décolle bien

    Le protocole Pélican, t.1, de Richard Marazano, Jean-Michel Ponzio, éditions Dargaud,60 pages, 13, 95 ...

    No Direction, road trip à tombeaux ouverts

     No direction, Emmanuel Moynot. Editions Sarbacane, 160 pages, 24 euros. Jeb et Bess n’auront jamais ...