Les survivants, du bon temps avec Léo

    Survivants : tome 2, Anomalies quantiques, épisode 2. Léo, Editions Dargaud, 48 pages, 11,99 euros.

    Les mondes d’Aldébaran, du nom de la planète Aldébaran, base de l’œuvre (le mot n’est pas trop fort) du prolifique Brésilien Léo (Luis Eduardo de Oliveira, 68 ans), sont sans fin. Après Betelgeuse et Antarès, Survivants a pris la suite, avec succès là encore. Le second tome, qui est le deuxième épisode d’Anomalies quantiques utilise toutes les ficelles et ressorts que maîtrise à merveille Léo.

    Ainsi, comme d’habitude, la lenteur du récit sert les acteurs, le mystère et les décors. Comme d’hab’ aussi, dans le groupe des infortunés survivants, on trouve une belle jeune femme – ici c’est Manon – qui affirme sa personnalité au gré des épreuves affrontées. En particulier face à des extra-terrestres féroces et primaires.

    Alors même si l’on peut ressentir une forme de « déjà vu » et trouver que les personnages d’ici ressemblent un peu -beaucoup- à ceux d’ailleurs (les spécialistes des mondes de Léo peuvent légitimement se demander si Manon n’est pas la sœur jumelle cachée de Kim) comme toujours on se laisse embarquer… Oui mais voilà… Il y a du neuf et c’est – quand même – tant mieux !

    Car sur cette planète répondant au très poétique nom de GJ1347-4 (!), il est question de temps. Plus précisément d’un saut temporel, pour Manon, un brin coquine le moment venu, ce qui l’a retardée dans sa mission d’aller chercher de l’eau, et Max, heureux jeune homme à profiter de cette coquinerie. Tous deux avancent de six ans en quelques cases, là où les neuf autres survivants du vaisseau disparu durant son voyage de la Terre vers Aldébaran, évoluent normalement. Mais qu’est devenue cette norme en réalité ? La physique quantique (initiée par l’Allemand Max Planck, 1858-1947), et plus encore ses anomalies, heurtent le sens commun. Elle est ici un élément de base pour dynamiser l’album et ouvrir un vaste champ de perspectives à la série. Comme faire cohabiter prochainement des groupes terrestres et extra-terrestres échoués d’époques (très) différentes. A coup sûr seul Léo peut y parvenir.

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    • Journaliste de profession, rédacteur en chef adjoint (du Courrier picard) de fonction et amateur de bande dessinée par passion, je préfère parler ici d'albums que j'apprécie (avec éclectisme) plutôt que de ceux que je n'aime pas (et qui peuvent plaire à d'autres). Et ce en toute liberté. Cet espace est aussi l'occasion d'évoquer la vie (régionale en premier lieu) de la bande dessinée et parfois au-delà celle du graphisme, du dessin de presse ou des journaux et revues en lien avec l'un ou l'autre. Précisons que la plupart des illustrations utilisées dans ce blog ont pour copyrights leurs auteurs et éditeurs respectifs. Celles-ci visant à présenter leurs œuvres. A leur demande éventuelle, elles seront retirées.

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