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Quelques images des cauchemars de Paul Nash transfigurés par Dave McKean

La première française a eu lieu ce samedi soir à la Maison de la culture d’Amiens. Et Black Dog, les rêves de Paul Nash par l’auteur de comics Dave McKean, est réussi et marquant. Illustration avec quelques images/visions saisies au vol…

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Des images projetées, une violoniste, un violoncelliste-chanteur et Dave McKean en narrateur. Un dispositif simple pour un résultat marquant

Présentée pour la première fois en France à l’occasion des 21e Rendez-vous de la bande dessinée d’Amiens, adaptation de son roman graphique, projeté (et en partie animé), chanté et accompagné musicalement en direct, avec une narration assurée par Dave McKean lui-même, Black Dog s’avère marquant par la force symbolique des images – de style très divers, mais s’intégrant dans l’univers du dessinateur d’Arkham Asylum. Mais aussi par sa dimension de spectacle vivant, avec une belle interprétation du trio sur scène (violoniste, violoncelliste-chanteur et narrateur). La voix grave du chanteur (dont on aimerait connaître le nom), le ton mélodique de la narration de McKean et le violon, plus quelques bandes-sons musicales d’ambiance donnaient toute sa dimension humaine et émouvante à cette représentation des “rêves” – ou des cauchemars, plutôt, du peintre britannique Paul Nash

Suivant précisément l’ordre des planches du livre, le spectacle joue en revanche sur les effets de loupe, de zoom, voire apporte quelques touches d’animation. Et même si toutes les nuances du texte (en Anglais) échappent, l’essentiel demeure et reste bien compréhensible, à travers cette évocation de la vie de Nash, avant, pendant et après-guerre, vie hantée par ce “chien noir” (le symbole de la dépression pour les britanniques), véritable bête noire du peintre.

Même si des soldats et des champs de bataille parsèment bien cette heure et quart de spectacle, l’horreur de la guerre est ici à la fois plus cérébrale et plus viscérale. Comme une plaie purulente qui jamais ne se referme.

On notera, par ailleurs que c’est là une seconde belle réalisation mémorielle, en lien avec le souvenir des combattants de la Première Guerre mondiale, à voir le jour en Picardie, après l’installation définitive de la fresque de Joe Sacco au musée de Thiepval. Joe Sacco qui avait aussi présenté en première nationale à Amiens son travail, voilà deux ans.
Et l’on notera, aussi, que ces deux réalisations sont en lien avec l’action “bande dessinée” menée par On a marché sur la bulle, partenaire de la mission du centenaire 14-18.

Quelques images, saisies au vol, de ces visions cauchemardesques

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By Daniel Muraz

Journaliste de profession, rédacteur en chef adjoint (du Courrier picard) de fonction et amateur de bande dessinée par passion, je préfère parler ici d'albums que j'apprécie (avec éclectisme) plutôt que de ceux que je n'aime pas (et qui peuvent plaire à d'autres). Et ce en toute liberté.
Cet espace est aussi l'occasion d'évoquer la vie (régionale en premier lieu) de la bande dessinée et parfois au-delà celle du graphisme, du dessin de presse ou des journaux et revues en lien avec l'un ou l'autre.

Précisons que la plupart des illustrations utilisées dans ce blog ont pour copyrights leurs auteurs et éditeurs respectifs. Celles-ci visant à présenter leurs œuvres. A leur demande éventuelle, elles seront retirées.

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