Qui a bu boira !

    My lady vampire, tome  2 : Poupée de crinoline, Audrey Alwett et Silvestro Nocolaci. Editions Soleil, 48 pages, 13,95 euros

    Le comte Shelley est mort. Victime d’un vagabond, il laisse derrière lui une jeune veuve et une fille, toutes deux éplorées. Mais au village, les commentaires vont bon train la veuve n’a pas bonne réputation et elle hérite de tout… Et puis, chez le notaire, à la lecture du testament, c’est le coup de théâtre. La veuve renonce à l’héritage en faveur de sa belle-fille…

    Grandeur d’âme de la dame ? Non pas mais un calcul réaliste. Seul un être vivant peut autoriser ou interdire l’entrée d’un domicile à un vampire. Étant elle-même un vampire, la veuve a besoin de la jeune fille vivante pour empêcher la horde de venir la détruire. Mais, quand on est un vampire, même dans un manoir cerné par des vampires hostiles, il faut se nourrir. Et, il n’y a rien de tel qu’un repas de noces pour remplir un garde-manger. Vive la mariée !

    Une ravissante aveugle, un vampire séduisant, ce n’est pas “Twilight” (nous sommes dans l’Angleterre victorienne) et le coup de foudre n’est pas au rendez-vous. Cette histoire en trois volumes est un huis-clos fantastique un peu spécial où l’humour au second degré se dissimule sous les poncifs du genre.

    Depuis Anne Rice, les femmes sont entrées en force dans le monde fantastique et plus particulièrement dans l’univers des vampires, à son tour, Audrey Alwett y pose sa griffe, c’est agréable. Et bien fait, l’auteure a du mordant !

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    • Journaliste de profession, rédacteur en chef adjoint (du Courrier picard) de fonction et amateur de bande dessinée par passion, je préfère parler ici d'albums que j'apprécie (avec éclectisme) plutôt que de ceux que je n'aime pas (et qui peuvent plaire à d'autres). Et ce en toute liberté. Cet espace est aussi l'occasion d'évoquer la vie (régionale en premier lieu) de la bande dessinée et parfois au-delà celle du graphisme, du dessin de presse ou des journaux et revues en lien avec l'un ou l'autre. Précisons que la plupart des illustrations utilisées dans ce blog ont pour copyrights leurs auteurs et éditeurs respectifs. Celles-ci visant à présenter leurs œuvres. A leur demande éventuelle, elles seront retirées.

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