capture-decran-2016-09-17-a-11-19-01Ravage, tome 1, Jean-David Morvan (scénario), Rey Macutay (dessin), d’après l’oeuvre de Barjavel. Editions Glénat, 48 pages, 13,90 euros.

    René Barjavel et son célèbre roman Ravage fait à son tour l’objet d’une adaptation en bande dessinée en cette rentrée.

    La France, autour de l’an 20150. Deux bandes armées hétéroclites se font face dans un monde post-apocalyptique. Les assaillants, menés par “le Patriarche” – leur charismatique chef âgé de 130 ans –  veulent absolument détruire “la machine” des villageois, un véhicule à vapeur bricolé. Car le Patriarche proscrit toutes technologies ou forme de progrès technique. Un engagement qui trouve sa source un siècle plus tôt quand il n’était qu’un jeune étudiant en chimie et se nommait François Deschamps. En cette année 2052, la vie s’ouvre à lui et à sa fiancée, Blanche. Mais cette dernière va se voir instrumentalisée par un magnat du show-bizz. Et, surtout, la “catastrophe” va tout bouleverser, stoppant d’un coup toutes les machines…

    La relecture modernisée de classiques de la science-fiction française commence à être à la mode. Après Stéphane Wul et ses “univers” adaptés par une palette d’auteurs, c’est au tour de la figure tutélaire de Barjavel d’être adapté par le prolifique Jean-David Morvan (la série Sillage ou le superbe Zaya).

    Après la réussite globale des “Univers” publiés chez Ankama, cette nouvelle série démarre aussi très bien. Ce premier album (sur trois prévus) pose le contexte et les bases du récit à travers un grand flash-back qui s’achève justement à l’instant du début de la “catastrophe”, offrant un cliffhanger parfait pour le tome 2. L’entrée en matière, très directe et au pas de charge des troupes du Patriarche est également prenante.

    Quant au dessin réaliste et énergique du Philippin Rey Macutay (avec qui Jean-David Morvan avait aussi conçu le biopic Jaurès), il s’avère à la fois efficace et très beau. A la fois dans la caractérisation des personnages, mais aussi dans le découpage dynamique des planches et le soin apporté à des décors “rétro-futuristes” (pour la partie 2052) qui immergent parfaitement dans cet univers.

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    • Journaliste de profession, rédacteur en chef adjoint (du Courrier picard) de fonction et amateur de bande dessinée par passion, je préfère parler ici d'albums que j'apprécie (avec éclectisme) plutôt que de ceux que je n'aime pas (et qui peuvent plaire à d'autres). Et ce en toute liberté. Cet espace est aussi l'occasion d'évoquer la vie (régionale en premier lieu) de la bande dessinée et parfois au-delà celle du graphisme, du dessin de presse ou des journaux et revues en lien avec l'un ou l'autre. Précisons que la plupart des illustrations utilisées dans ce blog ont pour copyrights leurs auteurs et éditeurs respectifs. Celles-ci visant à présenter leurs œuvres. A leur demande éventuelle, elles seront retirées.

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