Le pendule de Foucault, Convard, Adam, Vignaux, éditions Glénat, 48 pages 13,90 euros.

    Après Panthéon, Didier Convard continue, ici avec Eric Adam dans l’évocation (et le partenariat) des institutions patrimoniales françaises. Et donc, ici, avec le Conservatoire national des Arts et métiers (CNAM), qui apparaît en filigrane (et au coin d’une case, page 36) et son musée.
    Pourtant, on est bien loin du musée de la rue Réaumur lorsque débute le récit. Après une guerre nucléaire apocalyptique, la civilisation s’est effondrée et, bien des siècles plus tard, ne subsistent que des peuplades sur “Plateterre”, placées sous l’ordre théocratique de “la voie”, une cléricature dédiée au culte de la Lune.

    Seuls quelques esprits libres, rebelles “hérétiques” réunis en communauté secrète tentent de suivre les enseignements scientifiques antérieurs. La jeune (et jolie) Kunnskap va se retrouver, malgré elle, impliquée dans une aventure épique, qui lui permettra de trouver la confirmation que la Terre tourne, grâce à l’expérience d’un pendule de Foucault géant…

    Récit d’anticipation post-apocalyptique d’apparence, dans une ambiance d’héroïc-fantasy médiévale, ce Pendule de Foucault vise surtout à illustrer le combat scientifique et rationaliste contre les dogmes religieux obscurantistes. Une démonstration qui n’évite pas un certain manichéisme, mais qui se montre efficace, tout comme le dessin réaliste classique de Fred Vignaux. Et un récit qui permet, aussi, de mettre en valeur (sans excès de promotion) le fameux pendule, toujours visible à Paris et évoqué sur la magnifique couverture de l’album. Bref, un résultat qui démontre, s’il le fallait, que les auteurs, ont bien du métier.

    Le pendule de Foucault en images, du 12 au 16 septembre : expositions de planches de l’album et de dessins et croquis, au Musée national des Arts et métiers.
    Et dans le cadre des Journées du patrimoine, les trois auteurs dédicaceront aussi leur album au Musée du CNAM les 15 et 16 septembre prochains.
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    • Journaliste de profession, rédacteur en chef adjoint (du Courrier picard) de fonction et amateur de bande dessinée par passion, je préfère parler ici d'albums que j'apprécie (avec éclectisme) plutôt que de ceux que je n'aime pas (et qui peuvent plaire à d'autres). Et ce en toute liberté. Cet espace est aussi l'occasion d'évoquer la vie (régionale en premier lieu) de la bande dessinée et parfois au-delà celle du graphisme, du dessin de presse ou des journaux et revues en lien avec l'un ou l'autre. Précisons que la plupart des illustrations utilisées dans ce blog ont pour copyrights leurs auteurs et éditeurs respectifs. Celles-ci visant à présenter leurs œuvres. A leur demande éventuelle, elles seront retirées.

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