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Neuf titres en lice pour le prochain Prix Tournesol

La liste des albums nominés pour le “Prix Tournesol”, le prix écolo annuel, est désormais connue. Et elle a plutôt fière allure. Si l’on excepte le recueil des petits manchots d’Hervé Gorce…

Donc, par ordre alphabétique :

A bord de l’Aquarius de Lelio Bonaccorso et Marco Rizzo (ed. Futuropolis), récit d’une expédition de recueil de migrants en mer Méditerranée par le navire bien connu désormais.

Ecolila de François Olislaeger (ed. Actes Sud), fable écolo sur le rapport entre l’homme et la nature, à travers une après-midi dans un parc entre un père et sa fille de 5 ans.  * ECOLILA

Femme sauvage, de Tim Tirabosco (ed. Futuropolis). Un road trip dans une Amérique futuriste et en pleine guerre civile, suite aux excès du capitalisme.

Humains, la Roya est un fleuve d’Edmond Baudoin et Troubs (ed. L’Association). Un reportage empathique le long du fleuve donnant le nom à cette vallée entre France et Italie, lieu de passage – et de blocage – des migrants.

Les indégivrables, tome VI : Chaud Devant ! d’Hervé Gorce (ed. Buchet-Chastel). Recueil des strips anciennement dans le journal Le Monde et désormais relégué sur un blog du quotidien du soir. Avec un humour de moins en moins drôle et de plus en plus macronien…

Le Loup, de Jean-Marc Rochette (ed. Casterman). La traque d’un loup par un vieux berger, beau récit métaphorique et fort sur la vie alpestre.

On n’est pas du bétail, du Cil Vert et de Jean-Fred Cambianica  (ed. Delcourt). Un récit humoristique et engagé sur la cause animale.

Thoreau et moi, de Cédric Taling (ed. Rue de l’Echiquier). Une quête intérieure sur les traces du chef d’oeuvre Walden, ou la vie dans les bois, de Henry David Thoreau.

Yasmina et les mangeurs de patates, de Wauter Mannaert (ed. Dargaud). Une enquête culinaire dénonçant la malbouffe et les OGM.

Cette année, le jury, présidée par Eva Sas (porte parole d’EELV) comprend Pierre Fournier, Antonio Altarriba (scénariste, lauréat 2019 pour Moi, fou), Françoise Coutant (vice-présidente de la région Aquitaine), Jonathan Lecarderonnel (association L214), Laurent Lolmède (dessinateur) et Benoît Monange (directeur de la Fédération de l’écologie politique).

Le prix sera dévoilé – et remis – le 31 janvier dans le cadre du festival d’Angoulême.

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Angoulême fait l’affiche

Désireux de poursuivre sa volonté de “refléter la diversification du 9e art“, le Festival d’Angoulême a décidé de confier les affiches 2020 à trois artistes de nationalités différentes : Rumiko Takahashi, lauréate du Grand Prix 2019, Charles Burns et Catherine Meurisse. Avec comme thème imposé celui initié l’année dernière, « un autoportrait de l’artiste en enfant, découvrant la ou les bandes dessinées fondatrices de sa passion, voire de sa vocation ».
Grand Prix 2019, la Japonaise Rumiko Takahashi a décliné les propositions d’organisation d’une expo rétrospective ou d’une rencontre publique, en janvier prochain. Et elle a réalisé une affiche qui “témoigne symboliquement et concrètement de la richesse de son œuvre, mondialement appréciée“. Le Festival mettra l’artiste à l’honneur à travers un programme de rencontres et d’hommages.

 

Associée bien sûr à Charlie Hebdo, Catherine Meurisse s’est aussi imposé dernièrement par des albums d’évocation autobiographique, comme le très beau La Légèreté ou Les Grands espaces. 
A Angoulême, une rétrospective de plus de 150 planches, dessins, manuscrits originaux, vidéos et inspirations lui sera consacrée au Musée du Papier. Catherine Meurisse sera également une des invitées des Rencontres internationales.
Pour son affiche, elle dévoile son inclination pour l’univers d’Astérix de Goscinny et d’Uderzo.

 

Auteur et dessinateur culte de Black Hole et Toxic, ainsi que du tout récent Dédales, Charles Burns est l’invité d’honneur du Festival d’Angoulême 2020 et participera pour la seconde fois au laboratoire “Pierre Feuille Ciseaux” créé et mené par l’association ChiFouMi. Cette résidence d’artistes fondée sur le collectif et l’expérimentation “présentera une restitution des travaux réalisés durant huit jours en amont du Festival, livrant un travail de déconstruction et reconstruction narratives, permettant de sortir la bande dessinée de son contexte habituel“. Charles Burns sera présent au Festival dans le cadre d’une Rencontre internationale.
Son affiche rappelle, une préférence cette fois pour Tintin (et cette fois, à la différence d’Emmanuel Lepage pour son affiche des 30 ans du Centre belge de la bande dessinée, il ne devrait pas y avoir d’oukaze de la part de Moulinsart…)

 

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Le 46e Festival d’Angoulême aime aussi les Monstres d’Emil Ferris

Retour sur le palmarès des albums primés, ce soir, lors de la cérémonie de clôture du festival d’Angoulême. Plus quelques prix parallèles. 

 

 

Le Fauve d’or 2019, prix de la sélection officielle a été remis à Moi, ce que j’aime c’est les monstres d’Emil Ferris (Monsieur Toussaint-Louverture Editions). Ce qui n’est encore que la première partie de cette chronique “monstrueuse”, aux multiples facettes, portée par un dessin stupéfiant et envoûtant est décidément bien l’ouvrage majeur de cette année 2018, qui avait déjà reçu entre autre le Grand prix de l’ACBD. Un plébiscite et une reconnaissance méritée. Et un Grand prix qui devrait faire l’unanimité, au sein d’une sélection de belle qualité où quelques autres albums auraient pu prétendre à être primés (on songe à Ailefroide altitude 3954 de Rochette ou Andy, un conte de faits de Typex) s’il n’avaient pas été confrontés à l’OVNI d’Emil Ferris.

Le prix spécial du jury a été décerné aux Rigoles de Brecht Evens (Actes Sud BD), flamboyant voyage au bout d’une nuit de fêtes et de spleen.

Le Fauve de la série a été attribué à Dansker du Danois Halfdan Pisket, troisième volet d’une trilogie biographique sur la vie de son père, déserteur de l’armée turque qui parvint finalement à se réfugier au Danemark.

Le Fauve Révélation revient à Ted drôle de Coco d’Émilie Gleason (éditions Atrabile), évocation inspirée du frère autiste Asperger de l’auteure, transfiguré en un personnage dégingandé aux jambes immenses bousculé dans son quotidien rituel par une panne de métro.

Le Fauve de la jeunesse a été remis au Prince et à la couturière de l’Américaine Jen Wang (éditions Akiléos), avec un prince se travestissant en reine de la mode la nuit, secret connu seulement par son amie et fidèle couturière.

Le Fauve Patrimoine vient récompenser les Travaux d’Hercule de Gustave Doré (Éditions 2024). Cet ouvrage, parodie de la mythologie antique est surtout le premier livre réalisé par le tout jeune Gustave Doré. Cette décision du jury conclue une riche sélection de huit albums, dont M.Poche, Le coeur révélateur d’Alberto Breccia, The Game de Guy Pellaert

Le Fauve Polar SNCF a été attribué à Villevermine, t.1 : L’homme aux babioles de Julien Lambert (Éditions Sarbacane), enquête d’un détective privé musclé et mutique (mais qui parvient à converser avec les objets) sur la disparition de la fille de la reine des bas-fonds, qui va le confronter à une armée d’hommes-mouche, à un savant fou et où il trouvera l’aide d’un enfant des rues.

Le prix de la BD alternative a été attribué à Expérimentation conçu et publié par le collectif libanais Samandal.

Le prix Schlingo à “Tendre enfance”…

Avant la cérémonie officielle, plusieurs prix “officieux” avaient été dévoilés. Ainsi, le Prix Schlingo 2019 est revenu au très drôle et grinçant Tendre enfance de Jorge Bernstein et Laurent Houssin (paru aux éditions Rouquemoute).

Jorge Bernstein
Laurent Houssin

Un album qui correspond donc bien à la philosophie de ce prix décerné depuis dix ans dans le cadre du “Off of Off”, créé à l’initiative de Florence Cestac et La Charente libre ; un prix qui récompense un “album de bande dessinée d’humour, ou un auteur ayant une communauté d’esprit avec l’œuvre de Charlie Schlingo. Un album à l’humour absurde, irrévérencieux ou poétique, un de ces albums gros nez malheureusement oublié des sélections du festival“.
Préfacé par Yan Lindingre (rédacteur en chef, alors, de Fluide glacial, où ces histoires courtes parurent entre 2013 et 2017), cet album est un grand moment d’humour noir, dont le ton est donné dès la première planche (et un “cours de suicide” donné par un prof dépassé par ses élèves). Trash et drôle.

… Et des Couilles au cul pour Ramón Esono Ebalé

Conjointement au prix Schlingo a aussi été décerné le prix “CAC” (pour prix “Couilles au cul”). Un prix où l’on retrouve d’ailleurs Yan Lindingre, à l’initiative de sa création, auquel s’associe désormais Didier Pasamonik, directeur de la rédaction d’ACTUABD.Com.
Lancé après le massacre de la rédaction de Charlie hebdo, en2015, ce prix vise à récompenser le courage artistique d’un auteur de bande dessinée, d’un dessinateur de presse ou d’humour. L’idée est donc de mettre en valeur un auteur à la fois talentueux mais qui doit aussi se battre pour continuer à publier.
Après la dessinatrice tunisienne Nadia Khiari (Willis from Tunis) en 2016, la Turque Ramize Erer en 2017 et le dessinateur iranien Kianoush Ramezani l’an passé, c’est l’auteur guinéo-équatorien Ramón Esono Ebalé, alias Jamón y Queso qui a été récompensé.

Caricaturiste, Ramón est également le quasi seul auteur de BD en Guinée équatoriale. Depuis 2011, il avait lancé un blog où il critiquait avec ironie le régime du président Obiang. Son site bloqué par les autorités, s’exilant au Paraguay, il a été emprisonné pendant six mois en 2017 après un retour passager dans son pays natal avec une assignation à résidence. Début novembre 2017, Cartoonists Rights Network International lui a décerné le Prix Courage dans le dessin de presse.
Côté album, on lui doit Le Cauchemar d’Obi (éditions l’Harmattan), imaginant comment Teodoro Obiang, le président-dictateur guinéen se retrouve un matin dans un bidonville, au milieu de tous les laissés pour compte de son régime.

Les lycéens aiment Ramirez

Par ailleurs, le prix des lycéens 2019 est revenu à Il faut flinguer Ramirez, le réjouissant hommage au thriller des années 80 de Nicolas Petrimaux. Un album qui a déjà reçu le prix Canal BD 2018.

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Angoulême s’apprête à rugir de plaisir !

Programmée du 24 au 27 janvier, la 46e édition du Festival international de la bande dessinée d’Angoulême s’annonce passionnante.

C’est le rendez-vous incontournable des amoureux et fadas du 9e art dans toute sa diversité. Cette année encore, près de 200 exposants investiront différents lieux disséminés à travers la ville (Le Monde des bulles, Manga City, Le Nouveau monde, Para BD, BD Alternative…) avec parfois de belles surprises pour les yeux comme cette Batmobile qui sera visible à l’entrée de la médiathèque Alpha à l’occasion d’un hommage à Batman, l’un des plus célèbres super-héros de bande dessinée.

Comme souvent, les organisateurs ont choisi de faire la part belle aux expositions. On peut citer pêle-mêle, les 80 ans de Batman qui retrouve une nouvelle jeunesse avec Enrico Marini (que l’on aimerait voir parrainer un jour les Rendez-vous de la bande dessinée d’Amiens…) ; l’inoubliable duo Tom-Tom et Nana croqué par Bernadette Desprès et qui a marqué toute une génération de jeunes (et moins jeunes) ; une rétrospective inédite de l’œuvre fantasy et horrifique du scénariste et dessinateur américain Richard Corben (Grand prix du festival en 2018 et réalisateur de l’affiche 2019 montrant un enfant plongé dans la lecture d’un terrifiant album Contes de la crypte) rassemblant plus de 250 planches originales (Den, Hellboy, Grave, Ragemoor…) au musée d’Angoulême ; un hommage au maestro italien Milo Manara (Le Déclic, Le Parfum de l’invisible…) qui fête une carrière de 50 ans ponctuée de beaux partenariats dont celui passé avec le réalisateur Federico Fellini ; ou encore un retour sur le magnifique travail du mangaka Tsutomo Nihei (Blame !, Aposimz…) qui sera présent pour des dédicaces et une masterclass prometteuse.

La Gouttière d’Amiens à Angoulême

Des rencontres avec des auteurs, il y en aura plein d’autres. Et notamment avec ceux des éditions (jeunesse) de la Gouttière basées à Amiens : Dawid (Supers), Renaud Dillies et son émouvant Emouvantail, Joris Chamblain (Enola, Lili Crochette)… Cette année, La Maison la nuit (de Joub et Nicoby) est d’ailleurs sélectionnée pour le prix des Collèges.

On suivra avec attention la remise des prix avec tout d’abord le Grand Prix (qui récompense un auteur pour l’ensemble de son œuvre, dévoilé ce mercredi après-midi). Avec une favorite (et préférence) à mes yeux la Japonaise Rumiko Takahashi connue pour les mangas Maison Ikkoku, Lamu ou encore Ranma ½, tous déclinés en dessins animés voire en films. Et une recette inchangée composée d’humour, d’action et de romance. La princesse du manga sera en lice face à l’Américain Chris Ware (Jimmy Corrigan, Building stories) et le Français Emmanuel Guibert (Le Photographe, La Guerre d’Alan). Le Grand Prix sera donc décerné ce mercredi 23 janvier au soir. Les autres prix dont celui du meilleur album seront dévoilés samedi 26 janvier à partir de 19 heures.

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La polémique d’Angoulême, cette fois c’est après le festival

Ces dernières années, les polémiques éclataient avant le festival d’Angoulême. Cette fois, c’est juste après la manifestation et une 44e édition saluée par tous comme une belle réussite. L’origine du conflit part de la volonté ministérielle de créer une association pour le développement de la bande dessinée à Angoulême, ayant pour but d’« Assurer une meilleure coordination et une meilleure implication des partenaires dans les orientations importantes du festival ». L’idée avait germé après, justement, les tumultes de l’édition 2016.
Sauf que l’association historique porteuse du Festival ainsi que sa société organisatrice, 9e Art, s’estiment un peu placés sous la chape du nouvel organisme censé jouer un rôle de “médiation” entre tous les partenaires, dont les éditeurs qui déplorent l’aspect trop élitiste parfois de la manifestation angoumoisine. Communiqué de presse alarmiste à l’appui, ce 23 février, les deux structures en appellent à la préservation de l’indépendance du festival. Et demandent à “solennellement” et “conjointement” au ministère de la Culture de “faire modifier dans les meilleurs délais les statuts de l’Association pour le développement de la bande dessinée à Angoulême, sur la base d’un changement de son objet social“.

Difficile d’y voir vraiment clair là-dedans, mais pour ceux que ça intéresserait, notre confrère de Franceinfos Francis Forget en livre un décryptage assez fouillé sur son blog. Et ce matin, notre consoeur Frédérique Roussel consacre une double page bien complète sur le sujet dans Libération.

De quoi au moins commencer à se faire une idée sur la situation.

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Grand prix d’Angoulême 2017 : Cosey au sommet !

Cosey est le Grand prix 2017 du Festival d’Angoulême, qui vient de l’annoncer lors de la séance d’ouverture du festival.

Avec Cosey, le Festival d’Angoulême s’offre à la fois un grand bol d’air et une dose de sérénité zen. Et après Hermann, le milieu du 9e art honore un second grand nom de la bande dessinée franco-belge “mainstream”.

Né en 1950 à côté de Lausanne, Bernard Cosendai (de son vrai nom), commence son travail d’illustrateur dans la pub. Mais en 1969 son dessin remporte le 3e prix d’un concours de couverture pour Spirou. L’année suivante, sa rencontre avec Derib – alors l’un des rares voire le seul auteur de BD professionnel en Suisse – est décisive. Il devient son assistant et travaille notamment sur Go West et Yakari.
En 1971, Cosey signe des aventures de Monfreid et Tilbury dans Le Soir Jeunesse, supplément du quotidien bruxellois Le Soir, sur des scénarios d’André-Paul Duchâteau. En 1974, retour au pays avec la création, pour le journal suisse 24 heures,  Paul Aroïd, Clarence et Séraphin Ledoux.
C’est l’année suivante que commence vraiment sa carrière, lorsqu’il entre au journal de Tintin et débute la série qui va lui apporter la reconnaissance : Jonathan. Série d’aventures atypique qui suit les pérégrinations himalayennes d’un jeune routard suisse. De 1975 à 2013, une quinzaine d’albums seront publiés, qui lui assurèrent un succès rapide et une reconnaissance artistique aussi, traduite par le Prix Saint-Michel Avenir puis en 1979, à seulement 29 ans, le Grand Prix Saint-Michel. Et en janvier 1982, l’album Kate obtient l’Alfred du meilleur album au festival d’Angoulême.

Un brin lassé des péripéties himalayennes, Cosey situe, en 1983-1984, son diptyque À la recherche de Peter Pan chez lui, dans les Alpes. Celui-ci est un nouveau succès critique comme public. Sans délaisser Jonathan, il publie en1986 Voyage en Italie, qui inaugure la collection “Aire libre” chez Dupuis. Cinq albums suivront dans ce label fameux entre 1990 et 2003.
En 1993, il lancera aussi une autre collection, “Signé” aux éditions du Lombard (avec Zélie Nord – Sud). Angoulême le récompense encore en 1993, avec l’album Saigon – Hanoï, qui obtient le prix du scénario.

Singulier dans le milieu des bandes dessinées grand public d’aventures, Jonathan se démarque par son côté méditatif et sa recherche spirituelle. Et par son cadre principal, au sommet du monde et au pays des neiges éternelles, qui permet à Cosey d’être reconnu aussi pour ses paysages de montagnes subtils, légers et magnifiques.

Cet automne, dans un autre genre, il a repris Mickey dans le cadre de la belle collection au héros de Walt Disney lancée par les éditions Glénat.

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Grand prix d’Angoulême 2017 : il n’en reste plus que trois…

A l’issue du premier tour de l’élection du Grand Prix, du 9 au 15 janvier 2017, ont été retenus pour la “short short list” finale Cosey, Larcenet et Chris Ware.

Comme chez Agatha Christie, mais en moins sanglant (enfin, en général), ils étaient dix et ne sont maintenant plus que trois. En attendant l’ultime désignation. Trois auteurs d’horizons assez différents restent donc en lice pour être nommé Grand Prix d’Angoulême 2017.
A noter que le festival précise qu’Alan Moore figurait, une fois encore et comme les deux précédentes années parmi les trois auteurs plébiscités à l’issue du premier tour. Mais “bien qu’il soit heureux et fier de cet honneur, il ne souhaite plus participer à la vie publique de la bande dessinée ou recevoir de prix“. D’où le rattrapage d’un des trois finalistes : Cosey, Manu Larcenet et Chris Ware…

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Les dix derniers albums en lice pour le Grand prix d’Angoulême

Le Grand Jury de la 44e édition du Festival d’Angoulême vient d’établir sa “short” liste des dix albums en lice pour le Fauve d’Or (Prix du meilleur album), parmi les 42 titres précédemment pré-selectionnés. Rappelons que ce jury 2017 se compose des auteurs Posy Simmonds (présidente) et Jean-David Morvan, des journalistes Marius Chapuis (Libération) et Catherine Robin (Elle), de l’écrivain Mathias Enard, de l’humoriste Nora Hamzawi et de la libraire Vo Song Nguyen.

Rappelons aussi que “Meilleur Album” prime le meilleur album de l’année – logique – “sans distinction de genre, de style ou d’origine géographique”. Il sera remis le 28 janvier à 19 heures pendant la cérémonie de remise des Fauves du Festival au théâtre d’Angoulême.
Par ordre chronologique, voici ces albums…

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dBD cartonne pour son centième numéro

dBD_100Et de cent pour dBD. Un nombre symbolique pour une aventure débutée en 1998 sur laquelle Frédéric Bosser, le “boss” et co-fondateur du magazine revient dans son éditorial ainsi que dans un entretien donné au site ActuaBD.

Ce numéro est marqué, pour sa partie actu, par un coup de gueule du directeur de la publication et rédacteur en chef Frédéric Bosser… contre le festival d’Angoulême. Affirmant son inclination pour une vision grand public et populaire de la BD, il affiche son désarroi et sa colère face à l’évolution élitiste de la manifestation. Pour ponctuer l’argumentation, François Pernot, directeur général du pôle image de Média Participations apporte aussi son éclairage, de façon plus diplomatique, mais tout aussi désabusé.

Mais surtout, pour fêter dignement cet anniversaire, la revue “cartonne” d’une autre façon, proposant en supplément à sa livraison mensuelle de ce mois de février un album de 48 pages reprenant une centaine de dates “incontournables” de la bande dessinée…

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Angoulême, dernier retour sur un fau(ve) pas…

A défaut de comique de répétition, le Festival d’Angoulême s’est spécialisé, cette année, dans la rectification et la contrition à répétition et avec retard.

FIBD-rectifAprès les multiples virages pris pour la désignation du Grand prix de l’année (qui a couronné sans polémique cette fois le Belge Hermann), c’est au tour de la cérémonie de clôture de susciter son mea culpa. En cause, donc, la mise en scène se voulant humoristique de la soirée et qui, incontestablement, a réussi au moins en ce qui concerne l’animation mise dans le petit monde de la BD. Avec l’énoncé de “faux Fauves”, précédant le vrai palmarès.

Pour ceux qui n’étaient pas dans la salle, le FIBD s’est résolu, ce dimanche, au lendemain de la cérémonie, à publier le verbatim complet des propos de Richard Gaitet, animateur littéraire sur Radio Nova et comédien embauché pour jouer le rôle d’animateur…