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Bulles Picardes guerre Les albums à ne pas rater

Toujours plus loin dans l’enfer du Vietnam

 Vietnam Journal, Volume 2, Don Lomax. Editions Delirium, 144 pages, 20 euros.

“Journal” est de retour. Après avoir découvert les premières aventures avec les GI’s de Scott Neithammer, ce deuxième volume voit un reporter de plus en plus impliqué dans cette guerre du Vietnam qui s’enlise déjà en cette année 1967. Et plus particulièrement dans le “triangle de fer”, au nord de Saïgon.
D’entrée, à l’occasion d’un reportage avec l’équipage d’un hélicoptère envoyé en éclaireur, il devra jouer les mitrailleurs, à la M-60, pour sauver sa peau et celle de ses camarades. Ensuite, dans un village proche d’un temple bouddhiste, il manquera d’y laisser sa vie et en reste profondément choqué, replongeant dans sa propre guerre, en Corée, une quinzaine d’années auparavant. Dans un ultime épisode, sur le retour, hanté par les fantômes de ceux qu’il aura croisé, il se confrontera aussi à la contestation naissante contre cette guerre du Vietnam, celle sur place des bonzes s’immolant par le feu mais aussi celle du mouvement étudiant anti-guerre aux Etats-Unis

Ce deuxième recueil des récits de Don Lomax rassemble les numéros 5 à 8 du comics Vietnam Journal, paru initialement en 1988 et 1989. Toujours aussi réalistes, portées par un dessin aussi précis et expressif, ces histoires courtes sont encore plus violentes. Des combats au corps à corps à une exécution à bout portant, mais aussi une vraie souffrance physique et psychologique qui s’exprime à travers des évocations cauchemardesques.

Les récit sont également plus centrés sur le journaliste Scott Neithammer, “double” imaginaire – mais peut être pas tant que ça – de Don Lomax, vétéran du Vietnam, lui aussi. Une dimension plus personnelle et humaine, qui renforce encore l’aspect immersif.

Entrecoupé, comme le précédent de fiches signalétiques de soldats “disparus en mission”, ce second volet renforce encore ce témoignage à vif et surtout à hauteur d’hommes.

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Bulles Picardes

Delirium récidive avec succès avec Richard Corben et son Murky World

Un nouveau projet unique lancé par les éditions Delirium avec Richard Corben.

Voilà deux ans, l’excellente label Delirium s’était lancée dans une opération un peu folle de financement participatif d’une édition limitée de la nouvelle série d’alors de Richard Corben, Grave les contes du cimetière. Contre toute attente, ou en tout cas avec une certaine suprise, l’initiative avait remporté un vrai triomphe, avec… un dépassement de 700% de l’objectif financier initial

Deux ans plus tard, presque jour pour jour, Delirium récidive donc avec le Grand prix du Festival d’Angoulême 2018, dont la maison d’édition de Laurent Lerner a publié, sous forme de “beaux livres”, une bonne partie de son oeuvre.

Cette fois, il s’agit d’un nouveau coffret en édition limitée de Murky World, série d’heroïc fantasy en cours de publication jusqu’à cet automne dans le magazine Heavy Metal (US). Un “sombre monde” dans lequel un brave guerrier, Tugat, va se voir entraîné dans une quête dont il ne saisit pas véritablement le but… (petite idée de l’ambiance dans l’extrait ci-dessous).

L’idée est donc d’en offrir une version complète en avant-première, en tirage limité, numéroté et enrichi de nombreux bonus. Parmi ces derniers, des cartes postales, des marque-pages, la première version (également inédite) de Murky World en noir et blanc, un carnet de croquis, mais aussi des créations exclusives réalisés par l’auteur lui-même: une illustration originale destinée à un tiré-à-part exclusif pour tous les contributeurs (dont 125 exemplaires signés) et une couverture originale pour cette édition.

Et les amateurs de Richard Corben semblent avoir été au rendez-vous. Lancé ce 9 avril, le projet a déjà eu 236 contributeurs et atteint… 314 % de l’objectif initial (de 8 000 euros).

Mieux, encore, les cinq exemplaires de la version “ultra-rare” (pour 650 € de contribution) ont déjà trouvé preneurs. Spécial bibliophiles, grand format (environ 30x40cm) celle-ci – tirée en 20 exemplaires au total – aura une couverture cartonnée imprimée aux encres pigmentaires, un dos toilé avec marquage à chaud et l’intérieur sera imprimé aux encres pigmentaires sur du papier 100% coton et les pages protégées avec du papier cristal (pressage et la reliure effectués à la main).

Mais il reste encore plusieurs autres “packs” proposés (de 15 à 210 euros). Et 46 jours pour y souscrire.

 

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Bulles Picardes Les albums à ne pas rater science-Fiction

Nemesis, démon et merveille de la SF britannique rédecouverte

 Nemesis le sorcier, les hérésies complètes, vol.1, Pat Mills (scénario), Kevin O’Neill et Jesus Redondo, Bryan Talbot (dessin). Editions Delirium, 368 pages, 35 euros.

Après avoir fait découvrir à ses lecteurs l’univers totalitaire décalé de Judge Dredd, le magazine britannique AD200 lançait en 1980, dans une ambiance de science-fiction similaire, une série encore plus loufoque et punk : Nemesis. Fidèle à leur politique de réédition – de prestige – de ces oeuvres cultes, les éditions Delirium de Laurent Lerner font de même avec la publication de ce premier volume des Hérésies complètes, à savoir les récits de Nemesis le Sorcier.

Dans ce très lointain futur, la Terre est devenue Termight (ou Termite). Envahie un temps par des aliens, son sol a été dévasté par la guerre nucléaire. L’humanité vit désormais sous le sol, ayant creusé la planète pour y créer des cités reliées par un réseau de tubes gigantesques. Mais elle a aussi instauré un empire terrorisant toute la galaxie et pourchassant pour les anéantir tous les extraterrestres. Cette société fanatisée est dirigée d’une main de fer par Torquemada, l’inquisiteur, à la tête de son armée de Terminators. Mais tout pouvoir absolu secrète aussi son adversaire. Ici, celui-ci a la forme de Nemesis, le démon sorcier, qui cherche à rallier à lui la résistance. Il a l’audace d’opérer dans le Tube de Termight comme sur des multiples planètes, dans un combat perpétuellement recommencé contre Torquemada.

On ne saurait donc trop remercier la rigueur de certains religieux officiant dans des écoles britanniques. Comme l’évoque Pat Mills dans la préface de ce somptueux ouvrage, Torquemada, ainsi que Judge Dredd, ont été inspirés au scénariste de la Grande Guerre de Charlie par un moine “préfet de discipline dans son école“. Une origine qui s’exprime très littéralement dans Nemesis, dans une parfaite inversion des valeurs établies, avec son ordre d’inquisiteurs fanatiques faisant régner la peur et rejetant toute différence et son héros en forme de démon en armure et aux pieds de boucs inversés. Et c’est aussi un refus éditorial du récit qui deviendra l’histoire initiale de Nemesis, le Tube, qui est à l’origine de toute cette saga délirante.

Influencé par Métal Hurlant, Patt Mills et son dessinateur Kevin O’Neill (qui oeuvrera plus tard sur La Ligue des Gentlemen extraordinaires) lancent leur série comme une succession “d’impros comics”. Et cette frénésie se retrouve tout au long des épisodes. Avec des atmosphères parfois fort différentes, entre la SF urbaine de Terror Tube, l’ambiance très héroïc-fantasy de l’alliance alien (avec cette fois Jesus Redondo au dessin) ou les décors steampunk délirants d’une Angleterre victorienne revisitée dans la longue et dernière aventure, l’Empire gothique (débutée par Kevin O’Neill et achevée par Bryan Talbot, futur co-auteur de Louise Michel la vierge rouge).

Le dessin diffère aussi un peu selon les histoires, plus caricatural au début, glissant plus vers un style réaliste ensuite. Mais la fantaisie débridée des récits, elle, ne se dément pas. Tout comme la subtile dénonciation de l’impérialisme, du fanatisme religieux et du racisme, derrière l’esprit serial et les multiples rebondissements fantastiques (trop nombreux pour tenter de les résumer ici).

Il faut aussi saluer le travail d’édition (comme souvent chez Delirium). Ce condensé de folie graphique est magnifiquement inséré dans un joli ouvrage en forme d’écrin noir, qui met bien en valeur le noir et blanc éclatant des planches. Clairement ensorcelant !

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Bulles Picardes guerre historique Les albums à ne pas rater

Good morning Vietnam Journal

 Vietnam Journal, Don Lomax. Editions Delirium, 144 pages, 20 euros.

Sa signature, c’est Scott Neithammer, mais les GI’s l’appellent “Journal”. Correspondant de guerre pour un grand magazine américain, il débarque au Vietnam en 1967, avec l’idée à ce que ses papiers ressemblent à ceux des autres: “Des interviews de généraux, des analyses stratégiques de la campagne contre l’insurrection communiste et les décomptes des pertes“. Mais il se rend vite compte que c’est sur le terrain que s’écrit l’histoire. La vraie.

Embarqués en première ligne, dans des postes avancés, il va croiser de drôles de types, comme un agent de la CIA infiltré dans les zones frontalières du Laos et du Cambodge et à moitié fou, un pilote d’hélicoptère Huey haut en couleur, un journaliste télé prêt à tout même au pire pour avoir ses sujets ou un soldat nostalgique de son vieux fusil M14. Journal va aussi avoir pas mal d’anecdotes, comme cette vareuse porte-bonheur qu’il endosse en souvenir d’un camarade ou une belle et triste histoire d’un maître chien. Autant d’évocation d’une sale guerre où chacun s’enfonce chaque jour un peu plus dans la folie, récit du quotidien des soldats de base paumés dans cette jungle infernale.
Scott “Journal” Neithammer n’existe pas. Mais Don Lomax est bien, lui, un vétéran du Vietnam. Et les récits de cet album – premiers de la série –  sont nourris par les événements qu’il a vécu comme les autres soldats de la “première vague” de 1965, pendant la montée en puissance américaine décidée par le président Johnson. Affecté à une unité de maintenance, il va multiplier les corvées, mais aussi les croquis et les notes sur cet engagement US, toute chose qui se retrouvent dans ses planches, leur donnant un incontestable air de vérité documentaire, notamment lorsqu’il décrit les fameux hélicoptères UH-1 – les “Huey”, jeep aérienne emblématique du conflit – ou, plus prosaïquement l’évacuation des déchets d’un campement avancé dans la jungle.
Plus proche d’Apocalypse Now que de Rambo, pouvant se comparer à Vietnam 1965 de Joe Kubert par son témoignage vécu, mais en moins militariste sans être pour autant antimilitariste, Vietnam Journal est surtout une illustration sans fioritures de la réalité du combat des GI’s au plus près du terrain.
Le style graphique, hyperéaliste, en noir et blanc, rappelle les “pulps” de guerre. Et le choix d’une édition en petit format, broché accentue encore cette impression. Mais, comme d’habitude avec les albums Delirium, l’édition est soignée, enrichie d’une préface de Gary Reed, premier éditeur américain du livre et ponctuée, entre chaque chapitre, de reproductions de “fiches de soldats disparus”.

Inédit en France, ce Vietnam Journal est bien un intéressant journal sur la guerre du Vietnam.

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Bulles Picardes événements BD

Grave succès pour le coffret Corben de Delirium

Gros succès pour un coffret inédit d’histoires de Richard Corben que se propose d’éditer le label Delirium.

Apparemment, Richard Corben, Grand Prix du festival d’Angoulême 2018 compte encore de nombreux fans. Et pas du genre à mégoter leur soutien financier.

Après des mois à travailler sur le projet, l’éditeur Laurent Lerner a lancé ce 28 février sa campagne de financement participatif de Grave Les Contes du Cimetière, une nouvelle série inédite de Richard Corben, publiée aux Etats-Unis en 2017. Dès le lendemain, l’objectif de départ (8000 €) était déjà atteint à… 225 % !

Avant une sortie du recueil en librairies prévue pour la fin de l’année, au format des précédents livres publiés chez Delirium, cette campagne avait pour but de proposer une édition “très limitée”, dans une sous coffret et avec des contenus additionnels exclusifs et des certificats signés de la main même de l’auteur.  L’objet évoquera les recueils de magazines d’horreur et de fantastique d’antan, en hommage aux grands classiques du genre comme les Contes de la Crypte ou encore Creepy ou Eerie.

Les quatre premiers paliers de financement (8 000 €, 10 000 €, 12 000 € et 15 000 €) étant déjà pulverisés, l’éditeur a annoncé son intention d’ajouter deux histoires inédites au coffret. Et en cas de dépassement du prochain pallier, de 20 000 €, une troisième histoire inédite viendra encore étoffer l’édition.
Ce qui pourrait bien se faire, vu qu’il reste encore 34 jours pour participer à l’opération.

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guerre Les albums à ne pas rater

Apothéose dans le ciel de Stalingrad pour Johnny Red

Johnny Red, tome 3 : des anges sur Stalingrad, Tom Tully (scénario), Joe Colquhoun (dessin). Editions Delirium, 112 pages, 23 euros.

Après s’être finalement débarrassé du lieutenant Coppel, frère d’un homme qu’il avait accidentellement tué, et qui le poursuivait depuis le précédent tome, Johnny Red réussit à s’évader d’une prison allemande, grâce à ses Faucons. Il va ensuite être confronté aux Anges de la mort, une escadrille féminine de chasseurs-bombardiers. Parmi ces aviatrices russes au courage inouï, le pilote anglais va notamment faire équipe avec le capitaine Nina Petrova durant le siège de Stalingrad. Dans les airs mais également au sol, dans la bataille acharnée qui se mène dans les ruines de la ville.
De retour derrière le manche de son Hurricane, Johnny Redburn va encore avoir à affronter son vieil ennemi allemand, Von Jurgen…

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Les albums à ne pas rater thrillers

Un jeu bien exécuté

L'exécuteur_couvL’exécuteur, le jeu mortel, John Wagner (scénario), Arthur Ranson (dessin). Editions Delirium, 96 pages, 20 euros.

Venant d’achever leur Grande Guerre de Charlie, de Joe Colqhoun et Pat Mills, les éditions Delirium poursuivent leur politique (réussie) d’exhumation de bandes dessinées populaires anglo-saxonnes, avec la publication du premier volet de la trilogie de l’Exécuteur, d’un autre scénariste ayant participé au renouveau de la BD britannique dans les années 70-80 John Wagner.

Ex mercenaire désenchanté, Harry Exton, est sollicité par un ancien camarade pour participer avec lui au “jeu”. Dans cette version moderne des combats de gladiateurs, des “voix” parient de fortes sommes d’argent sur des “exécutants”, équipés d’armes de guerre, qui doivent s’affronter dans des combats à mort, en toute discrétion.

Après avoir passé son “examen de passage” – en se débarrassant à mains nues d’un premier tueur – Harry devient rapidement une valeur sûre. Mais c’est un “jeu” dont on ne peut sortir que part la mort. Pour s’en libérer quand même, Harry va confier, pistolet au poing, toute son histoire à un psychiatre, le docteur Spalding…

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fantastique Les albums à ne pas rater Non classé

Avec Corben, Edgar a du Poe

Esprits des morts_couvEsprit des morts et autres récits d’Edgar Allan Poe, Richard Corben, Edition Délirium, 244 pages, 26 euros.

Petit rattrapage, pour un album paru en septembre dernier. Mais album intemporel, tant par les récits d’Edgar Allan Poe que par le dessin de Richard Corben.

Dans le cadre de leur beau travail de réédition de grands “classiques” de la bande dessinée anglo-saxonne, les Editions Délirium avaient déjà republié du Corben, avec un volume consacré aux travaux de l’auteur pour les magazines horrifiques Eery et Creepy et un autre, one-shot sur la fascinante histoire de Ragemoor, à l’ambiance très lovecraftienne.
Ce troisième volume consacré au dessinateur américain culte rassemble donc l’intégrale de ses dernières adaptations de nouvelles de Poe (parues entre 2012 et 2014 chez Dark Horse), enrichie d’une traduction du poème l’Esprit des morts, qui donne le titre à ce recueil, et un entretien exclusif avec Corben réalisé en juin 2015 où il évoque sa passion pour Poe et son intérêt pour la littérature fantastique…

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Centenaire 14-18 historique Les albums à ne pas rater

La mort venue du ciel, de la mer et de nouveau de la Somme

Grande Guerre de charlie_9_couvLa Grande Guerre de Charlie, tome 9: la mort venue du ciel, Patt Mills (scénario), Joe Colquhoun (dessin). Editions Delirium, 120 pages ,  22 euros.

Bientôt la quille pour Charlie Bourne, dont les aventures durant la Première Guerre mondiale arrivent vers leur terme, avec ce neuvième album sur dix. Mais ce premier trimestre 1918 est tout sauf calme pour le jeune tommie.

Suspecté de s’être fait une blessure volontaire en se tirant dans le pied, Charlie est soigné en Angleterre avant de passer en conseil de guerre, d’où il sortira lavé de tous soupçons grâce à l’intervention miraculeuse d’un lieutenant. Avant de repartir en France, Charlie va avoir le temps de nouer une relation solide avec une jolie infirmière et de revoir son jeune frère, Wylf. Ce dernier, toujours mitrailleur dans l’aviation et espérant devenir pilote combat les “géants”, les bombardier allemands qui mènent des raids destructeurs contre l’Angleterre. Charlie va aussi revoir son cousin Jack, matelot, qui lui racontera l’impitoyable guerre qui se livre aussi sur les mers, notamment une bataille navale sanglante aux abords des îles Malouines.
Remis sur pied, Bourne retrouve son unité, dans une guerre qui est en train de changer de nature avec la grande offensive allemande du printemps 1918. Et il retrouve aussi la Somme, lieu de son baptême du feu en 1916. Cette fois, c’est à Albert qu’il devra mener un nouveau combat sans merci, sans compter la réapparition, une fois encore, du lieutenant Snell, l’ennemi de Charlie, de plus en plus fou…

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Centenaire 14-18 événements BD Prix et récompenses

La Grande Guerre de Charlie labelisée “centenaire 14-18”

arton2092Charlie fait désormais partie du programme officiel du centenaire de la Grande Guerre, communique, ce jour, l’éditeur de la version française, le label Delirium. La Mission centenaire de la Première Guerre mondiale vient d’attribuer son Label à la série BD la Grande Guerre de Charlie de Pat Mills et Joe Colquhoun. Rappelons que c’est l’association On a marché sur la bulle, d’Amiens, qui est le référent de la Mission Centenaire en matière de neuvième art.

Une reconnaissance justifiée, au vu de la qualité graphique et du sens du détail de cette série, mais aussi de son approche atypique, proche du soldat de base, voirement volontiers antimiltariste (du moins à l’égard de la hiérarchie militaire). Et il faut ajouter, pour la réédition française, de bons dossiers venant compléter la parution des planches.

Prévue en dix volumes, la série conduira le lecteur, au côté du jeune “tommy” Charlie Bourne jusqu’au traité de Versailles (et même après…). Le volume 8, le Jeune Adolf, est paru voilà quinze jours et la première exposition/ vente de planches originales de Joe Colqhoun est visible jusqu’au 9 mai, à la librairie Super-Héros à Paris.