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2010 sur 10 : le palmarès de l’année

C’est de saison. Mais les “palmarès de l’année” ne sont pas forcément si inintéressant que cela. Imposant un regard dans le rétroviseur qui permet de prendre date.

Les palmarès annuels, malgré leur côté “marronniers” ont ça de bon qu’ils permettent au moins, le temps d’un instant, de stopper la frénésie habituelle pour faire un retour en images et se sortir du flux événementiel incessant. Une parenthèse d’autant plus attrayante quand cela se fait collectivement, comme le propose l’association On a marché sur la bulle pour son premier rendez-vous de l’année 2011, ce lundi 10 janvier.

L’exercice est forcément partiel (au vu de la production toujours aussi délirante de bande dessinée comme le pointe l’association des critiques de BD dans son rapport annuel : ACBD_BILAN_2010) et partial (puisque lieu privilégié de la subjectivité).

D’où l’on parle

Pour notre part, en préalable, pour jouer la transparence et dire “d’où l’on parle”, on avouera une passion inentamée pour quelques grands classiques (de Tardi à Bilal, ou de Schuiten à Ptiluc et Taniguchi, forcément),  tout comme pour d’autres auteurs peut-être moins connus mais qui gagneraient à l’être plus (comme l’oeuvre de Marc-Antoine Mathieu), un intérêt sincère et dénué de tout mépris condescendant pour certains  “best-sellers” et séries mainstream quand ils ont la qualité d’un Lanfeust de Troy ou d’un XIII, une distance avec la ligne claire auquel on préférera le clair obscur ainsi que les traits mieux léchés et emplis de relief et une irritation teintée de lassitude pour l’auto-fiction, plaie romanesque de ces dernières années en train de gagner aussi le 9e art – sauf exception lorsqu’on atteint le niveau d’émotion et de style d’un David B dans son Ascension du haut mal et aussi un intérêt. Bref, fort de cela et en toute bonne mauvaise foi (ou l’inverse), voici mes coups de coeur de cette année 2010.

Coups de coeur à suivre

Pas mal de suites finalement. Dont quelques “classiques” justement, qui ont encore démontré toute leur qualité comme la suite de la “préquelle” de la Quête de l’Oiseau du temps avec ce tome 3, la Voie du Rige de Loisel et Le Tendre et un Vincent Mallié au dessin qui se coule parfaitement dans cet univers somptueux d’héroïc-Fantasy. Autre grand moment, non dénué d’émotion, la fin de la saga de Valérian et Laureline, de Christin et Mezières avec un 21e et ultime tome, L’ouvretemps, qui clôture à merveille la plus vieille et celle qui reste, pour moi, l’une des meilleurs série de bande dessinée SF française.

Dans le domaine plus récent, j’ai aussi accroché – et pas décroché – avec Mattéo de Gibrat, dont le tome 2, dans le tumulte de la Révolution d’Octobre prend encore de l’ampleur par rapport au précédent album, avec l’intrigante série Prométhée de Christophe Bec, qui en est arrivée, en 2010 à son troisième épisode ou au tome 2 de Notre mère la guerre de Maël et Kris et sa plongée au plus sombre de la guerre de 14-18. Une époque que la saga Fritz Haber de Vandermeulen continue, elle aussi d’explorer avec une originalité de style et de concept qui méritent aussi d’être sortis du lot.

Bonnes surprises

Et dans un autre registre, on saluera aussi la fin du premier cycle de Seuls, de Gazzotti et Vehlmann dont le tome 5 remplit parfaitement les promesses esquissées jusque là.

Fabien Vehlmann est aussi à l’origine d’une de mes plus réjouissantes découvertes de l’année, avec les derniers jours d’un immortel, album one-shot d’une SF philosophique, faussement old school (effet amplifié par le dessin de Gwen de Bonneval) au résultat très étonnant.

Dans ce même registre des bonnes surprises, on classera également Page noir du trio ou La Carotte aux étoiles de Riff Reb’s, album “jeunesse” (mais sans limite d’âge) au graphisme audacieux et impeccablement tenu. Et, aux marges certes du strict album de bande dessinée, mais vrai bonheur de roman graphique, l’étonnante rencontre au bord des Mers perdues de François Schuiten et Jacques Abeille.

Côté auteurs régionaux, enfin, l’année 2010 s’est avérée plutôt riche et éclectique. On retiendra, entre autre, le Muslim show subtilement mené par Noredine Allam et Greg Blondin, le bon départ de la Croisière jaune, dessinée par Arnaud Poitevin et de la Guerre secrète de l’espace, dessinée par Damien Cuvillier, tous deux sur des scénarios de Régis Hautière. Un auteur également derrière notre “chouchou” de cet automne, De briques et de sang.

Nulle raison de ne pas penser que 2011 amènera aussi son lot d’étonnements, de bonheurs de lecture et d’évasion.

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Fritz Haber plein gaz

Le troisième tome de Fritz Haber de David Vandermeulen vient de paraître. On avait pu découvrir la richesse de cette oeuvre en février dernier à l’Historial de Péronne dans le cadre de l’expo consacrée à la guerre chimique. Entretien avec son auteur autour de l’année charnière 1915.

FRITZ HABER, t.3: Un vautour c’est déjà presque un aigle, de David Vandermeulen, ed.Delcourt, 155 pages, 16 euros.

On a pu découvrir au printemps dernier, à l’Historial de Péronne, l’ampleur du travail de David Vandermeulen consacré au chimiste allemand Fritz Haber, l’inventeur du gaz moutarde et du Zyklon B, précursseur de la guerre chimique, juif allemand, nationaliste investi dans l’effort de guerre pour le Kaiser en 14-18, mais aussi grand ami d’Albert Einstein et du fondateur du sionisme.

C’est donc avec d’autant plus de passion que l’on se plonge dans la suite de cette biographique graphique étonnante à plus d’un titre. Ce troisième album (sur six a priori, voir plus bas) nous amène au coeur du sujet. Et il est exclusivement consacré à 1915. Une année décisive pour Haber, qui va voir son invention, le gaz moutarde ou “ypérite” acquérir une notoriété historique, en devenant la première arme chimique industrielle de guerre. Une innovation dont la première victime a failli être son créateur,  comme le montre David Vandermeulen et dont les premiers morts furent allemands. Funeste ironie du sort qui n’empêcha le développement des gaz de combat dans tous les camps des belligérants… Et, dans le même temps, illustration de la complexité du personnage, Haber et son collègue imaginent des applications prophylactiques civiles de leur gaz. Mais 1915 sera aussi marquée, pour Fritz Haber, par le suicide de son épouse, écoeurée par l’activité de son mari.

Au-delà de l’aspect strictement militaire, Vandermeulen poursuit la dissection de cet “esprit du temps allemand” et confronte ses principaux personnages, comme les grandes figures juives qu’étaient Walter Rathenau, Albert Einstein ou encore Haïm Weizmann, tous amis de Fritz Haber aux démons du nationalisme et de l’antisémitisme.

Pour aller plus au fond du sujet, entretien avec un auteur pleinement investi dans son oeuvre.

“Ce que je cherche avec Fritz Haber, c’est m’adresser à un public qui pense ne pas aimer la bande dessinée”

photo prise en février 2010 à l'Historial de Péronne, dans la Somme (copyright : Daniel Muraz)
David Vandermeulen, en février dernier à Péronne, lors de l'inauguration de l'expo qui était consacrée à son oeuvre.

David Vandermeulen, vous en êtes aujourd’hui au troisième album de quelque 150 pages sur Fritz Haber – sans compter toute la documentation présente sur le blog que vous lui consacrez, ne ressentez-vous pas de lassitude de “vivre” avec ce personnage sur une aussi longue durée. Et qu’est-ce qui vous fascine chez un tel personnage ?

Curieusement, plus les années passent – cela fait maintenant près de dix ans que je m’intéresse à Haber – et plus mon engouement reste intact. Si mon sujet s’était concentré sur la seule figure de Haber, probablement que je m’en serai déjà très vite lassé. Mais c’est parce que j’élargis mon sujet pour tenter de comprendre comment toute une certaine part de l’élite juive-allemande a traversé les mêmes années lourdes, que ces 450 pages déjà publiées n’ont pas encore réussi à entamer mon désintérêt. Je n’aurais mis en récit que les faits marquants propres à la vie de Haber, mon travail serait je pense déjà terminé. Je me suis rendu compte que le fait d’aborder la Première Guerre mondiale – qui reste un conflit dont la problématique est éminemment nationaliste – par le regard quasi exclusif de la communauté juive, était une approche qui n’avait encore jamais vraiment été approfondie. Ce parti-pris tient presque du hasard et ce n’est pas un besoin d’originalité qui m’y a poussé, mais il m’est apparu très vite comme évident que m’étendre sur l’environnement de Haber allait être essentiel pour saisir la complexité du personnage. Haber se considérait avant tout comme un Prussien, et c’est ce qui étonne quand l’on s’attarde sur sa personnalité : malgré sa prise de position identitaire affirmée (il n’a cessé de camoufler sa judéité aux Allemands), il côtoyait beaucoup de « coreligionnaires » qui auront eux aussi laissé une trace historique importante. Haber ne me fascine donc pas tant que cela, car mes recherches m’ont fait comprendre qu’il n’était pas véritablement un « cas particulier ». Ce qui par exemple attise mon intérêt, c’est de découvrir à quel point, lorsque l’on était un Juif-Allemand de la génération de Haber, l’esprit du temps imposait aux sujets de ne jamais évacuer le questionnement identitaire. Ce type de pression sociale contraignait la plupart des juifs à se positionner, sur leur conviction religieuse, sur la question sioniste, sur l’engagement patriotique, etc. Tout cela entraînait chez beaucoup des contradictions intimes. Ce sont ces contradictions qui font le réel sujet de ma bande dessinée.

Cet album, contrairement aux deux précédents, couvre une période nettement moins longue, puisqu’il n’évoque qu’une seule année, 1915. Donc, après deux tomes très denses, vous pouvez, je trouve, plus poser le récit, qui en est d’autant plus captivant. Est-ce que ce rythme sera celui des prochains albums ?

En effet, le troisième tome est certainement le plus soigné dans l’enchaînement des scènes, il est donc un peu plus « haletant » que les précédents. Cela n’est pas dû à un talent particulier, mais uniquement parce que cette fois-ci j’ai évité de larges ellipses temporelles. Si les deux premiers tomes ont un rythme plus original, c’est parce qu’il m’a fallu à l’époque faire des choix et abandonner certaines scènes. Mais j’assume parfaitement cette question de rythme, cela donne à mon travail un soupçon de fragilité et d’imperfection, une chose que je cherche moi-même dans les œuvres des autres. Un récit haletant et « bien huilé », un scénario hollywoodien produit par une armada de scénaristes, tout cela ne me plaît pas. Ou disons plutôt que ce n’est pas ça que j’attends d’un récit. Cela m’aurait plu de traiter cette bande dessinée comme un Tezuka, qui raconte par exemple la vie du Bouddha en huit volumes de 400 pages… Mon récit sur Haber serait dans ces conditions beaucoup plus « rythmé » peut-être. Mais je vis malheureusement en Europe et ce type de chantier est économiquement impensable ; la frilosité éditoriale y est certainement pour quelque chose, mais celle-ci reste soumise à la réalité du marché francophone. Donnez-moi un studio et de l’argent, et je vous fais l’histoire de Haber en 10 000 pages. Je ne sais ce que les autres tomes donneront, je les écris au coup par coup.

1915 est, pour Fritz Haber, une année charnière. Vous évoquez, longuement, et de manière très claire, les premiers essais de la guerre chimique, avec l’attaque au gaz moutarde à Ypres. En revanche, vous êtes beaucoup plus eliptique sur le suicide de l’épouse de Fritz Haber. Est-ce pour montrer que pour lui, son activité professionnelle primait alors nettement sur sa vie personnelle ?

Oui, il y a de ça, c’est certain. Et puis cette scène du suicide de Clara me posait problème. Cela faisait dix ans que je la cogitais sans vraiment m’en dépêtrer. Cette scène m’embarrassait parce qu’elle était avant tout très chargée en émotions. J’essaie, autant qu’il m’est possible de traiter la vie de Haber sans pathos. Car Haber est un personnage ambigu, trouble, complexe. Mon approche biographique n’est certainement pas passionnelle, j’essaie de mettre le lecteur face à Haber, et afin qu’il puisse se faire une idée claire de Haber, je me dois de livrer au mieux un angle neutre. Ce n’est bien entendu pas possible, mais dès qu’il m’est permis d’évacuer de l’émotionnel, je n’hésite pas, je sabre. La figure de Clara Haber Immerwahr qui nous est restée est surtout le fruit d’une construction bâtie par les mouvements féministes du début des années 1970. Dès ces années-là, Clara Immerwahr fut présentée comme une sainte martyre, une femme brillante, dévalorisée par un mari autoritaire et odieux, qui se suicida avec l’arme de son mari pour prouver au monde à quel point celui-ci était devenu fou. Cela n’est certes pas faux, mais c’est également réducteur. Comme certains autres historiens, je ne pense pas que Haber soit la seule et unique explication de son suicide. Je ne rentrerai pas dans les détails ici car nous serions trop longs, mais je reste persuadé que la « canonisation » qui enferme Clara Immerwahr altère une vérité qui est bien moins simple. Voilà pourquoi j’ai préconisé l’épure. Lorsque je ne suis pas sûr d’être juste par rapport à mon Fritz Haber, je garde les faits.

Dans cet album, vous evoquez – et nous révélez, du moins pour moi – des détails étonnants sur les premiers tests de “guerre chimique”. Notamment le fait que Haber a failli être la première victime de son invention. Comme dans les précédents tomes, cela a dû vous demander énormément de recherches. Combien de temps passez-vous sur la documentation et comment avez vous procédé ?

L'auteur au coeur de son oeuvre. Ici, à l'expo de Péronne, dans le décor reconstitué du salon de Fritz Haber, sous le tableau que l'on retrouve dessiné dans le premier tome de "Fritz Haber".

Il existe peu de biographies de Fritz Haber. En français, il n’en existe pas vraiment, seuls quelques livres lui consacrent un chapitre. Je me suis basé essentiellement sur ces sources-là et sur des biographies américaines et allemandes. Les sources qui se concentrent sur Haber sont donc assez modestes, c’est une affaire d’une dizaine d’ouvrages. Mais si l’on y ajoute les livres qui m’ont servi à étudier les autres personnages, comme Rathenau, Einstein ou Weizmann, la chose devient plus conséquente. Ajoutez à cela les ouvrages consacrés à l’Allemagne, ou ceux qui me servent à mes choix de citations, les ouvrages qui me servent de sources se comptent par centaines. J’ai lu jusqu’à présent près de 400 ouvrages, ils sont annotés et surlignés, et chaque fois que je me replonge dans l’écriture d’un nouveau scénario, je les consulte.

… Il en est de même pour les citations placées en exergue de chaque chapitres, qui s’avèrent bien choisies pour donner le “ton” et refléter le climat du chapitre. Comment allez-vous les chercher ?

Eh bien très simplement, en lisant. Pour ce travail spécifique, je me refuse de glaner des citations dans des recueils ou des sites Internet, je préfère lire des ouvrages entiers, de littérature, de poésie, de philosophie… Mon travail par rapport aux citations est assez élaboré puisque chaque scène de ma bande dessinée est ouverte par un texte, et chacun de ces extraits peut être lu comme une pensée qui a été lue par l’un des protagonistes du récit. C’est pour cela que je fais très attention à ne proposer que des choses allemandes, anglo-saxonnes ou scandinaves. Je prête aussi une attention particulière à ce que chaque texte soit bien publié en Allemagne avant la date qui m’occupe. Même si Robert Musil, qui est par exemple un auteur que je vénère par-dessus tout, a écrit des choses particulièrement pertinentes, qui colleraient parfaitement à mon propos, jamais je ne m’autoriserai à les insérer, pour la simple raison que ses œuvres majeures furent publiées dans les années 1930. C’est un principe assez loufoque, j’en conviens, mais il m’aide surtout à donner l’illusion que je côtoie l’esprit du temps dans lequel je m’immisce. En ne me concentrant que sur des pensées de l’époque, j’évite tout anachronisme et je peux espérer rendre les mentalités d’une époque au plus juste. Mais ceci tient du jeu littéraire, bien entendu, mes choix sont personnels et servent uniquement la cause de mon travail et rien d’autre. Je pousse malgré tout la recherche assez loin en m’intéressant aux auteurs fétiches des Haber, Einstein et Rathenau. C’est ainsi que j’ai lu tout Goethe, Schiller, Heine, Carlyle, etc… C’est un travail énorme pour un tout petit supplément d’âme, ce type de défi a tendance à me séduire.

Le style graphique de cette série est étonnant, pour qui la découvre. Pourriez-vous reprécisez comment vous procédez pour restituer cette impression de “vieux film muet” en bande dessinée ?

Mes images sont des aquarelles sépia rehaussées à l’eau de Javel pour rendre des flous et des contrastes. Il y a également une aide photographique et pour certaines images un travail à l’ordinateur qui est assez élaboré. Curieusement, ce qui donne l’impression de vieux films muets, c’est très peu de chose. C’est essentiellement les insertions de vieux cartons cinéma qui servent de récitatifs. Car en réalité, pratiquement aucune case ne propose un cadrage propre à l’esthétique du cinéma muet.

Vous venez d’être récompensé par le prix de la bande dessinée historique au Festival de Blois et vous faites partie, avec ce tome 3, de la sélection officielle du festival d’Angoulême 2011. Cette reconnaissance vous touche-t-elle ?

Oui, bien entendu. Même si je ne cours pas après ce type de reconnaissance, je dois bien admettre que cela me fait très plaisir. Je suis très heureux d’avoir été récompensé par Blois, avant tout parce qu’il ne s’agit pas d’un prix octroyé par le milieu de la bande dessinée. Ce sont pour beaucoup des personnes qui gravitent autour de la science historique qui ont voté pour mon livre, ce ne sont pas uniquement ce que l’on appelle des bédéphiles. Cela me fait plaisir parce que cela correspond à ce que je cherche avec ma série Fritz Haber : trouver un public qui pense ne pas aimer la bande dessinée, ou qui ne se rend pas encore compte à quel point la bande dessinée est en train, depuis une petite vingtaine d’années, de s’ouvrir à des champs nouveaux, plus complexes, plus littéraires ou plus philosophiques. Mon travail est une BD qui délaisse le super-héros, le feuilletonnesque, le potache…

Dernière question, la série est-elle toujours prévue en 5 tomes ? Et pensez-vous encore nourrir en parallèle votre, déjà important, blog sur Fritz Haber ?

Il y aura probablement six tomes, mais je me laisse un espace de liberté sur cette question de pagination. Un tome me prend 18 mois, les écrire à l’avance me gâcherait un plaisir certain. Je connais bien entendu la trame et les faits que je vais prochainement mettre en scène, mais ce n’est qu’au dernier moment que je choisis de m’étendre ou non sur tel ou tel personnage. Quant au blog, je compte bien entendu l’actualiser au plus vite, mais, étant donné que je suis le seul à le gérer, le temps et mes autres activités m’empêchent de m’y consacrer comme je le souhaiterais.