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Hermann, Grand Prix d’Angoulême 2016

Hermann a reçu cet après-midi le Grand prix 2016 de la ville d’Angoulême, mettant fin à la polémique autour du sexisme, qui a animé le petit monde du 9e art depuis le mois dernier.

Hermann (photo Charles Robin / Editions Dupuis
Hermann (photo Charles Robin / Editions Dupuis

A croire que certains ont pris un malin plaisir à rajouter un peu de sel sur la plaie, en désignant comme lauréat du Grand Prix 2016 d’Angoulême, après des semaines marquées par la polémique sur le sexisme supposé du festival, un dessinateur dans le nom, phonétiquement en anglo-allemand (certes), peut signifier “ici l’homme”… Car c’est donc en effet le dessinateur belge Hermann qui a reçu en cette fin d’après-midi, le prix. Il a été préféré, lors du choix final à la dessinatrice Claire Wendling – réapparue dans la short list après l’abandon de la pré-sélection 100% masculine – et au scénariste anglais Alan Moore.
Le lauréat 2015, le mangaka Katsuhiro Otomo, interrogé lundi à Paris par l’AFP a clos le débat sur les accusations de sexisme dans le monde la BD, en expliquant en substance que l’art n’a pas de sexe : « Dans le monde de la BD ou du manga, seul le talent compte. Il faut travailler. La différence de sexe n’a pas d’importance. Seules les oeuvres sont intéressantes », a souligné l’auteur d’Akira. Et l’accent mis sur le sexisme masquera donc, pour cette année, un autre débat – récurrent – sur la prédilection donnée aux dessinateurs sur les scénaristes…

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Angoulême 2016 va trouver une case pour les femmes

fauve_logo_blanc_avec_datesEpilogue – provisoire ? – de la polémique déclenchée autour de la sélection uniquement masculine pour le Grand prix 2016, le Festival d’Angoulême va revoir sa copie pour, “sans enlever aucun des actuels nominés, “introduire de nouveau des noms d’auteures“, souligne un communiqué publié aujourd’hui sur son site.

Une mesure annoncée en conclusion d’un texte où, manifestement, l’équipe organisatrice rame un peu pour tenter de faire coïncider sa position d’hier et celle d’aujourd’hui, sa méthode de sélection des nominés et les pressions (même la ministre de la Culture, Fleur Pellerin, s’était déclarée “perturbée” par l’absence de femmes dans la sélection).

En attendant la suite de la polémique dans la composition de la “short liste” des auteurs choisis, si jamais il n’y a de nouveau aucune femme ?