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Bulles Picardes Les albums à ne pas rater science-Fiction

La recherche de l’Orphelin de Perdide s’accélère

L’Orphelin de Perdide, tome 2: Silbad, Régis Hautière (scénario), Adrian (dessin). Editions Comix Buro / Glénat, 56 pages, 14,50 euros.

C’est désormais sur Gamma 10 que se déroule l’action. Martin et Belle, le couple de passagers accepté par le contrebandier Max, a cru bon de s’échapper, en emportant l’oeuf – seul moyen de communication avec le petit Claudi, toujours esseulé sur Perdide et qu’on avait laissé face à un essaim de frelons géants (à la fin du tome 1). Max est donc contraint de partir à leur recherche, laissant le vieux Silbad comme seul gardien du vaisseau. Celui-ci, se plongeant dans les archives de Perdide va y a faire une surprenante découverte. Quand à Max, il voit vite que Martin a été tué et Belle kidnappée par d’anciens bagnards, laissés pour compte sur la planète. Capturé à son tour, il devra affronter la “bête” du chef des bagnards, créature géante avec laquelle il peut assoir son pouvoir.

A l’image de son visuel de couverture, tout s’accélère dans ce second tome au rythme rapide. Pas de temps mort dans un récit pensé comme une course-poursuite frénétique. De nouveau, les personnages et créatures ne manquent pas. Les séquences s’enchaînent avec fluidité,  jusqu’à un épilogue qui conserve sa part de surprise. Une bonne adaptation qui ne dépare pas dans les “univers” de Stefan Wul et une bonne petite série B bien menée jusqu’à son terme.

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L’Orphelin de Perdide a trouvé une nouvelle famille

L’Orphelin de Perdide, tome 1: Claudi, Régis Hautière (scénario), Adrian Fernandez Delgado (dessin). Editions Comix Buro / Glénat, 56 pages, 14,50 euros.

Cette histoire d’orphelin perdu sur une planète hostile rappellera peut-être de vagues souvenirs à certains. Ce récit de Stefan Wul ayant servi de base au film d’animation Les maîtres du temps de René Laloux, avec des dessins de Moebius, au début des années 80. Le film n’avait pas la force de La Planète sauvage et n’a pas été aussi marquant dans les esprits. L’histoire retrouve donc ici une seconde jeunesse, avec cette nouvelle adaptation des Univers de Wul, série relancée par Comix Buro, après La mort vivante.

Ayant déjà repris non sans réussite la saga Aquablue, l’Amiénois Régis Hautière se replonge donc dans un autre univers de science-fiction. Un univers assez classique et dans les grands canons du genre, avec son voyage spatial, sa faune et sa flore étrange, et un contrebandier de l’espace faisant songer (de loin) à Han Solo de StarWars. Les scénarios de Stefan Wul ne brillant pas toujours par leur cohérence, Hautière a le mérite, ici, de propose un récit bien structuré et rythmé et dans lequel on ne se perd jamais. L’avancée, en parallèle, entre la fuite de Claudi et de son robot-interphone dans la jungle et les péripéties de Max avec les passagers de son vaisseau densifie l’histoire. Le dessin de l’Espagnol Adrian (formé à l’animation et à l’école Ankama) apporte une fluidité bienvenue à cette première partie d’un diptyque qui fait passer du bon temps. Et qui, après la noirceur gothique de la Mort vivante amène aussi un peu de légèreté aux débuts éditoriaux de Comix Buro.