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Le Danthrakon livre ses recettes

 Le Danthrakon, tome 2: Lyreleï la fantasque, tome 3: le marmiton bienheureux, Christophe Arleston (scénario), Olivier Boiscommun (dessin), Florence Torta (couleurs). Editions Drakoo / Bamboo, 56 pages, 14,90 euros.

Suite et fin rapide pour cette nouvelle trilogie d’Arleston. A peine un an après la parution du réjouissant tome 1, la saga s’achève donc en cet automne.

Ayant vu sa vie bouleversée après avoir involontairement fait se “déverser” en lui, le maléfique livre Le Danthrakon, le pauvre marmiton Nuwan n’est pas au bout de ses peines.

Ayant échappé de peu aux troupes de l’inquisiteur Amutu, il était allé cherché refuge chez la presque-immortelle Lyreleï, la mère de Lerëh, étudiante et amie qui l’accompagne dans son périple, tout comme Garman et Tinpuz, le fuff, son anima de compagnie. Mais le répit est de courte durée. Amutu débarque bientôt sur sa mygatule tandis que le père de Lerëh, le cruel duc Funkre d’Arpiome, entend bien, lui aussi prendre possession du Danthrakon.

Après quelques révélations familiales assez corsées, et la naissance d’une relation véritablement fusionnelle entre Lerëh et Lyreleï, la vérité et le combat final éclateront sur l’archipel de Fragonos.

Occasion, au milieu d’un combat dantesque de mages, de recevoir une leçon de sagesse, de concevoir une recette gastronomique pleine d’amour, mais surtout de découvrir le formidable secret de Tinpuz…

Des combats de  sirènes, des mages plus ou moins sages, des héroïnes n’ayant pas froid aux yeux, un (anti)héros largement dépassé par l’ampleur de ses pouvoirs durant une bonne partie de l’aventure, des peuplades étranges qui cohabitent… Cette première trilogie d’heroïc-fantasy post-Lanfeust de Christophe Arleston a donc bien des similitudes avec la glorieuse oeuvre passée, mais on peut aussi y voir des clins d’oeil aussi vers la Quête de l’Oiseau du Temps (avec le rôle clé joué par Tinpuz).

La différence se fait avec un dessin moins semi-réaliste moins nerveux et plus aseptisé et un ton plus doux – même si les trois albums, et singulièrement le dernier, ne manquent pas de combats voire de morts violentes.

Plus légère, cette histoire-là n’en reste pas moins distrayante, pleine de rebondissements et d’une lecture agréable. Et c’est la démonstration que Christophe Arleston n’a pas perdu la main pour cuisiner sa petite saga d’heroïc-fantasy.