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Pierre-Henri Gomont, prix de la BD historique 2017

Le Prix Cheverny de la bande dessinée historique 2017 a été remis, à Blois, à Pierre-Henri Gomont, pour Pereira prétend.

Pierre-Henri Gomont avec Charles Antoine de Vibraye.

Avec un peu de retard, il est encore possible de saluer le nouveau Prix Château de Cheverny de la bande dessinée historique, remis lors des récents Rendez-vous de l’Histoire de Blois.

Il s’agit en l’occurrence de Pierre-Henri Gomont, pour son adaptation du roman d’Antonio Tabbuchi Pereira prétend. Celui-ci succède à Thierry Murat et aura droit l’automne prochain à son expo, comme son prédécesseur l’a eu cette année (une expo qui sera encore visible lors du festival BD Boum, fin novembre).

Le Jury, composé notamment de l’historien Jean-Pierre Jeanneney, du dessinateur Jean Harambat ou de l’historien et critique de bande dessinée Pascal Ory avait à faire son choix dans une sélection estimable. Parmi les dix nominés, on trouvait ainsi Hibakusha (Cinna et Barboni/éditions Dupuis), Les forçats (Bedouel et Perna/Les Arènes), Isadora (Birmand-Oubrerie/Dargaud), Là où se termine la Terre (Désirée et Alain Frappier/Steinkis), Les Gueules rouges (Dupont-Vaccaro/Glénat), La déconfiture (Rabaté, Futuropolis), La collaboration horizontale (Navie-Maurel/Delcourt), Giant (Mikaël/Dargaud), Le Coup de Prague (Hyman-Fromental/Dupuis) et donc Pereira prétend, réflexion sur la capacité de rébellion et de résistance face à la dictature, qui a finalement emporté l’adhésion majoritaire du jury.

Thierry Murat (lauréat 2016), Pierre-Henri Gomont avec Pascal Ory, lors de la visite de l’expo Etuwan.

Le prix a été remis par Charles-Antoine de Vibraye, propriétaire du château de Cheverny (directement en lien avec la bande dessinée, puisque c’est cet édifice qui a inspiré à Hergé le fameux château de Moulinsart). Pierre-Henri Gomont a avoué son heureuse surprise à recevoir ce prix, lui qui se voit plus en auteur de “bande dessinée géographique”, en Inde pour Rouge Karma ou à Lisbonne, pour Pereira prétend.

Ce prix est aussi l’occasion de saluer, plus largement, la présence de la bande dessinée au sein des Rendez-vous de l’Histoire, cette année. Dans un programme réalisé en partenariat avec la Maison de la BD et l’association du festival BD Boum, le public a pu, entre autre assister à des conférences de Vincent Marie et Adrien Genoudet sur “Dessiner la Grande Guerre” et de Laurent Gerbier sur “la ville du futur dans la bande dessinée de science-fiction”, rencontrer lors d’entretiens Gaëtan Nocq (pour Capitaine Tikhomiroff), Jean-Claude Servais (Les chemins de Compostelle), Thierry Dubois (Nationale 7), Annie Goetzinger (Colette), Jean-Yves Delitte (Batailles navales en images), Jean-Pierre Gibrat (pour le nouveau tome de Mattéo, présenté en avant-première), Jean-Luc Fromental (pour Le Coup de Prague) ou Benoît Blary (pour Octobre 17 mais sans Patrick Rotman finalement empêché). A cela, il faut encore deux table-rondes, l’une sur l’imaginaire des Cités obscures à UW2, avec Denis Bajram et Benoît Peeters et l’autre autour de “La balade nationale” (prélude à la nouvelle série sur l’histoire de France co-éditée par La Revue dessinée et La Découverte) avec Franck Bourgeron, Etienne Davodeau et Sylvain Venayre.