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Bulles Picardes jeunesse Les albums à ne pas rater

Seuls, dans l’arène de Néosalem

 Seuls, tome 12: les révoltés de Néosalem, Fabien Vehlmann (scénario), Bruno Gazzotti (dessin). Editions Dupuis, 52 pages, 10,95 euros.

A chacun son moment de gloire désormais, ou plus exactement, son album dédié, dans la saga de Seuls au pays des limbes. Le tome 10 s’était centré sur Terry, le tome 11 sur Yvan. C’est cette fois Leïla qui se retrouve au coeur de l’action. Et qui s’en serait bien passée. Toujours détenue prisonnière à Neosalem, elle va se retrouver envoyée dans des “jeux du cirque” nouvelle manière par un Saul, qui cherche à assoir son pouvoir et peine à maîtriser la magie censée lui donner la légitimité sur les différentes familles de sa cité. Entre une partie sanglante de “colin-mitraille” ou une course de “baby derby” – entre Mad Max et Rollerball – la jeune fille aura fort à faire pour survivre. Mais pendant ce temps, la révolte gronde contre le jeune despote blond, menée par Anton et Edwige…

Vehlmann et Gazzotti relancent encore une fois bien leur saga, de plus en plus débridée. Toujours sur un mode ludique, mais également empreint de noirceur et de gravité. Donnant cette fois encore la primeur à l’action, avec quelques morceaux de bravoure (à tous les sens du terme), ces Révoltés de Néosalem laissent encore beaucoup d’interrogations sur la résolution finale de toute cette histoire. Et surtout sur l’échéance à laquelle celle-ci arrivera. Pour l’heure, seule piste, esquissée par la dernière planche de ce tome 12: le retour de Dodji, pour l’instant toujours prisonnier du Maître fou.

Rendez-vous donc bientôt chez les “âmes tigrées”, treizième album à paraître.

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Bulles Picardes jeunesse Les albums à ne pas rater

Cloué sur place de terreur avec “Seuls”

Seuls, tome 11: les cloueurs de nuit, Fabien Vehlmann (scénario), Bruno Gazzotti (dessin). Editions Dupuis, 48 pages, 10,95 euros.

Toujours séparés, les jeunes héros sont contraints de faire face… seuls aux mystères du monde des limbes. Suite directe du tome 10, ce nouvel épisode s’attache cette fois plus particulièrement à Yvan.
Réfugié dans la maison de vacances familiale en Bretagne, il hésite à rejoindre Néosalem ou règne le psychopathe Saul – qui retient prisonnier une partie de ses amis – ou retourner vers les Terres-Basses de Fortville et ses créatures surnaturelles. Une apparition de Camille, qui lui révèle être “l’enfant-Minuit”, “l’élu” attendu des familles du mal, va le contraindre à agir. Car celle-ci lui annonce que les cloueurs de nuit vont venir le chercher, quitte à la ramener, morceaux par morceaux…

La similitude des couvertures entre ce tome 11 et le précédent n’est pas que fortuite. Et les regards apeurés des héros, Terry la dernière fois et Yvan cette fois-ci, sont là pour annoncer encore un album sinon totalement terrifiant, du moins l’un des plus sombres de la série. Et l’arrivée, surgissant de la mer, des cloueurs de nuit au regard vide est un des “climax” forts de la saga.
Pour le reste, on peut saluer encore l’imagination de Fabien Vehlhmann dans sa proposition de nouveaux personnages et sa savante maîtrise de l’attention du lecteur (même si l’on peut se demander s’il sait exactement où il veut en venir). Une fois encore brillamment restitué dans un style semi-réaliste dynamique par Bruno Gazzotti, ce nouveau tome maintient le suspense. Et son cliffhanger rend une fois de plus impatient de connaître la suite.

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Bulles Picardes Presse & Médias

A 80 ans, Spirou prend de l’âge sans vieillir

Numéro anniversaire, ce mercredi, pour Spirou. Le journal fête – sobrement – ses 80 ans, mais avec le retour en fanfare de plusieurs séries culte.

Spirou n’est pas le plus ancien journal de bandes dessinées (titre détenu par son homologue Mickey), mais il affiche un âge vénérable. 80 ans, donc. Un anniversaire qui mérite bien un petit salut, pour un hebdo jeunesse qui, sans en rajouter, a su évoluer et se renouveler. Tout en gardant une certaine fantaisie, une fraîcheur et une connivence avec ses lecteurs. Moins « politique » (ou à l’humanisme moins affiché) que le défunt Pif, moins engoncé que Le Journal de Tintin. Bref, la figure de proue de « l’école de Marcinelle » a de beaux restes. En témoigne le numéro (forcément collector) de cette semaine.

Le côté anniversaire est relativement sobre et n’est affiché que dans quelques strips (dont une planche réussie de Nelson), la double page jeu finale et son best-of des héros historiques maison, ainsi qu’à travers un quizz pas si facile. Fabcaro et Fabrice Erre assurant, dans leur page 2, un clin d’oeil auto-ironique (et très drôle comme souvent) à l’âge de la revue.

La double couverture signée Emile Bravo, pour le retour de Spirou.

Mais c’est plutôt pour les séries proposées que cela pétille. Avec, dès la (double) couverture, le grand retour du Spirou d’Emile Bravo. Un retour aux sources pour l’auteur – dix ans après Le journal d’un ingénu qui racontait la jeunesse du héros – mais aussi pour le titre, puisque cette nouvelle aventure coïncide quasiment avec la naissance de Spirou (le journal), puisque l’on retrouve le groom de l’hôtel Moustique au printemps 1940, juste avant l’invasion allemande de la Belgique (évoquée dans Le Groom vert-de-gris de Yann). Et c’est le début d’une grande saga qui commence, avec un récit de quelque 300 pages, comme l’auteur s’en explique dans un petit dossier introductif. Les vingt premières pages publiées dans ce numéro replongent en tout cas vite dans l’ambiance. Fantasio est mobilisé et fair-t craindre le pire à son ami, tandis que les troupes françaises et britanniques viennent s’installer à l’hôtel et que Spirou fait la connaissance d’un couple de peintres juifs allemands contraints à l’exil.

Autres grands retour, celui de Frnck, toujours coincé à la préhistoire et qui débute ici le dernier volet du premier cycle. Et celui de Seuls, la série-culte de Vehlmann et Gazzotti qui se poursuit dans une ambiance toujours aussi sombre et fantastique, pour ne pas dire flippante, au vu des premières planches.

Pour le reste, on notera la fin d’un récit long d’Imbattable et le dénouement – haut en couleur – de sa « vadrouille américaine ». Et, joli cadeau d’anniversaire – jouant lui aussi sur les couleurs – une poétique et très mignonne histoire courte complète signée Zidrou et Lucy Mazel complète l’offre un peu spéciale de ce numéro.

Longue vie à Spirou donc, qui confirme que l’on peut prendre de l’âge sans vieillir.

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“Seuls” réussit plutôt bien l’épreuve du passage de la page à l’écran

De gauche à droite: Dodji, Leïla (mise en avant aussi dans le film), Camille, Terry et Yvan, en chair et en os.

Seuls, la série-phare de Fabien Vehlmann et Bruno Gazzotti (aux éditions Dupuis) sera-t-elle désormais aussi Seuls, le film de David Moreau ? Transposée sur grand écran avec des acteurs plus vieux que les personnages de bande dessinée et avec un budget relativement limité, on pouvait craindre le pire. Ou le juste médiocre.

En fait, il faut admettre qu’on est ressorti de la salle plutôt rassuré. Le réalisateur de The Eye et 20 ans d’écart s’en sort plutôt bien. Si le film n’est pas un chef d’oeuvre – avec notamment un manque de rythme et un aspect trop répétitif – il réussit à passer plutôt bien l’épreuve du grand écran. Et le passage du dessin à l’action réelle…

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“Seuls” sort le grand jeu

 Seuls, tome 10: la machine à démourir, Fabien Vehlmann (scénario), Bruno Gazzotti (dessin). Editions Dupuis, 48 pages, 10,60 euros.

Ce dixième album s’inscrit dans la suite immédiate du précédent, qui voyait les enfants désormais séparés et confrontés à différents dangers et dilemmes. Anton, demeuré à NéoSalem continue à creuser sa théorie des limbes et Dodji subit toujours les supplices du “maître-fou”. Mais le récit se centre surtout sur Terry et le maître des couteaux. Désormais esseulés, ils trouvent refuge dans un gigantesque hangar qui abrite un salon des jouets. De quoi rendre fou de joie le jeune Terry qui va aussi avoir une illumination et tenter de construire une “machine à démourir” devant leur permettre de quitter le monde des limbes. L’apparition angoissante de Camille va déclencher une nouvelle crise chez le maître des couteaux…

Délivrée d’une partie des ses mystères, notamment sur la situation des enfants (effectivement morts et en stand-by dans “les limbes”), ce troisième cycle de la saga se montre encore plus libre et fantaisiste que les précédents. Et une construction très éclatée, ici, avec trois récits menés en parallèles dont aucun n’est réellement achevé à la fin de l’album. Si l’on commence à saisir les grandes lignes des lois régissant ce drôle d’univers, beaucoup d’éléments restent encore obscurs… Et la révélation finale ouvre encore d’autres horizons. En attendant, cet album se lit toujours avec un grand plaisir, avec un étonnant mélange d’humour – amplifié par le décor très ludique du salon du jouet – et d’angoisse, voire quelques séquences effrayantes ici (comme le suggère la couverture clin d’oeil à Massacre à la tronçonneuse). Un mélange singulier qui fait le charme et l’intérêt qui ne se dément pas de cette série.

Une série qui devrait faire encore plus parler d’elle, en ce début d’année, avec la sortie sur les écrans, le 8 février, de son adaptation cinéma.

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“Seuls” : les premières images

Chose promise, chose due. Le “teaser” – ou la première bande-annonce – de l’adaptation cinématographique de la série Seuls vient d’être diffusé. Le mieux est encore de regarder ça, même si ces premières images n’ôtent pas le scepticisme sur le résultat final.

En attendant, le tome 10 de Seuls est lui programmé pour la mi-novembre. On en reparlera aussi en temps utile.

[youtube]http://youtu.be/sQCUc2TAxcY[/youtube]

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“Seuls” bientôt à l’écran

Seuls, de Gazzotti et Vehlmann est incontestablement une réussite parmi les séries jeunesse récentes, avec un ton sombre, voire métaphysique assez inhabituel dans le genre.
Et l’an prochain, la bande dessinée passera aussi la rampe du grand écran. Avec la sortie, le 8 février, d’un film inspiré de la série et réalisé par David Moreau.

Premier “teaser” vidéo annoncé pour le 4 octobre. Mais, déjà, “teaser du teaser” avec “l’affiche teaser”…

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Bulles Picardes événements BD

Le tournage de “Seuls” commence

Seuls, la série à succès de Vehlmann et Gazzotti devient aussi un film. Celui-ci est entré en production.

,Au bout de neuf albums, Seuls devient aussi un film. Il s’agira du quatrième long-métrage du réalisateur David Moreau (Ils, The Eye, 20 ans d’écart), avec la participation du jeune acteur et humoriste Stéphane Bak, de Sofia Lesaffre, Kim Lochhart, Jean-Stan du Pac et Thomas Doret. Le synopsis reprend le “pitch” de départ de la série: cinq adolescents se retrouvent brusquement dans la ville de Fortville désertée par tous les adultes.

Deux fois récompensée au Festival d’Angoulême, la série de Fabien Vehlmann et Bruno Gazzotti rencontre un succès critique et public croissant depuis sa création en 2006. Le tome 9, paru en octobre dernier, s’est d’ores et déjà vendu à plus de 100 000 exemplaires, selon le communiqué transmis aujourd’hui par les Editions Dupuis.

Produit par Abel Nahmias (Echo Films), coproduit par STUDIOCANAL, et David Moreau (Faust Films), avec la participation de CANAL+ et CINÉ+, le tournage du film commencera le 29 février, pour une durée de 9 semaines, en région parisienne. Le film sortira en 2017.

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Seuls et désormais séparés

seuls_9_couvSeuls, tome 9: avant l’enfant-minuit, Fabien Vehlmann (scénario), Bruno Gazzotti (dessin). Editions Dupuis, 48 pages, 10,60 euros.

L’aventure se poursuit dans le monde des limbes, où se retrouvent tous les enfants décédés de mort violente. Après s’être sortis des arènes de Néo-Salem, nos petits héros se sont en partie séparés. Anton et Camille ont décidé de rester dans la cité ; Camille voulant veiller sur Saul, qui semble être “l’élu” de la prophétie, mais toujours susceptible de faire le mal. De leur côté, Leïla, Yvan, Terry, Dodji et l’enfant aux couteaux s’enfoncent dans des terres enneigées. Dodji est hanté par la peur d’être “l’enfant-minuit”, l’élu du mal. Pour dissiper ses craintes, il cherche à retrouver “le maître-fou”. Il obtiendra bien une partie des réponses, mais au prix d’un grand déchirement. Et les chefs de Né-Salem n’ont pas forcément l’intention de laisser s’échapper la bande…

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Seuls, toujours rois de l’arène

Seuls, tome 8 : les Arènes, Fabien Vehlmann (scénario), Bruno Gazzotti, éditions Dupuis, 56 pages, 10,60 euros.

C’est avec un léger décalage dans le rythme de sortie printanier que déboule ce huitième album de Seuls. Dodji, Leïla, Yvan, Camille et Terry n’ont réussi à quitter la “zone rouge” que pour se faire capturer par d’étranges soldats à l’allure antique. Emmenés à Néosalem, une ville fortifiée régie par “les sept familles du bien”, clans d’enfants régissant ce coin du monde des limbes, nos cinq petits héros vont devoir réussir de terribles épreuves dans les arènes romaines de la ville. En cas de réussite à ces jeux du cirque, ils pourront intégrer les sept familles, sinon, ils seront relégués parmi les esclaves, réprouvés de la “huitième famille”. Et à cela s’ajoute un autre enjeu, plus secret, pour découvrir qui, parmi eux, est le futur chef des forces du mal.