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Alice Matheson et l’intrigant Dr Skinner

AliceM_T04_C1C4_524x354.inddAlice Matheson, tome 4: Qui est Morgan Skinner ? Stéphane Betbeder (scénario), Frédéric Pietrobon (dessin). Soleil, 56 pages, 14,95 euros.

C’est la nuit du nouvel an, à Londre, mais les bons voeux ne sont pas vraiment de saison. L’épidémie de zombies qui s’est déclenchée en ville se répand de manière irrépressible. Au St Mary’s Hospital, la crise s’est également accentuée. Tandis qu’Alice Matheson cherchait à comprendre les liens entre le directeur de l’établissement, le Dr Skinner, et un nourrisson abandonné à la naissance, elle se fait braquer par un couple, dont la femme affirme être la mère de l’enfant. Et bientôt tout va déraper avec l’arrivée d’un sergent qui se transforme en zombie. Exfiltrée, Alice poursuit ses investigations et va découvrir le secret du Dr Skinner…

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Tout ce qui ne tue pas rend plus mort

Zombies nechronologies_t2_couvZombies néchronologies, tome 2: Mort parce que bête, Olivier Péru (scénario), Arnaud Boudoiron (dessin). Editions Soleil, 48 pages, 14,95 euros.

Les zombies, c’est bien connu, déferlent comme une vague décérébrée. A l’écran et en bande dessinée aussi, désormais, dans le sillage du succès de Walking dead. Et il devient de plus en plus difficile de sortir du lot, noyé dans la masse indistincte et décérébrée. Avec son spin off de la série Zombies, Olivier Péru s’y est essayé en instillant de la dérision et un regard ouvertement politique (faisant de François Hollande un zombie dans son premier tome). Ce second volume de la série, dessinée cette fois par Arnaud Boudoiron lorgne plutôt du côté de la philosophie nietzschéenne. Avec cette phrase mise en exergue: “La foule est une somme d’erreurs qu’il faut corriger.”

L’action, cette fois, se déroule à Stockholm, centrée sur Andy, un créateur de jeu vidéo irlandais venu concevoir “Last dead”, le jeu ultime immersif avec des morts-vivants… Juste avant qu’un virus ne transforme, pour de vrai, une bonne partie de la population en zombies. Andy, au QI de surdoué mais aux pulsions violentes inquiétantes, et quelques autres membres du studio vont trouver refuge dans leur “bunker”, au 6e étage de leurs bureaux. Là, ils vont tenter de survivre, avec la nécessité d’aller chercher de quoi survivre. L’arrivée d’un trio de jeunes nouveaux réfugiés va accentuer la tension. Jusqu’à ce que la situation ne dégénère encore plus gravement…

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La croisière des zombies

Gold of the dead_couvGold of the dead, Fred Weytens (scénario), Yan Le Pon (dessin). Editions Paquet, 64 pages, 15 euros.

L’épidémie de zombies continue à se répandre en bande dessinée. En version rétro et maritime, cette fois.

En 1952 au Mexique, Peio, Enrico et Tim Jones, un trio d’aventuriers sans scrupules dérobe un trésor maya comprenant notamment une étonnante main d’or. Les mercenaires embarquent pour la France à bord d’un cargo qui transporte également une poignée de passagers, dont le riche couple allemand Von Groden, le footballeur américain John Morgenstern et sa girl-friend Cathy Cunningham ou la starlette Amandine de la Porfillerie (cette dernière n’étant pas insensible au charme viril de Jones).

Mais une malédiction est attachée au trésor. Enrico, l’un des trois malfaiteurs est le premier à ressentir les signes du malaise. Puis un marin, trop curieux, va déclencher la malédiction. Progressivement, l’équipage et les passagers vont être possédés par cette force maléfique. Et les survivants, autour de Jones, vont devoir mener un combat désespéré…

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World War Wolves: Quand l’homme devient (vraiment) un loup pour l’homme

WorldWarWolves-couvWorld War Wolves, tome 1: Dieu a de l’humour, Jean-Luc Istin (scénario), Kyko Duarte (dessin). Editions Soleil (comics), 112 pages, 14,95 euros.

Un mal d’origine inconnu mais très contagieux qui transforme une bonne partie de l’humanité en masse décérébrée et sanguinaire ; des rescapés qui tentent de se sauver, en se regroupant dans des territoires sécurisés et précaires où les conflits s’enveniment ; une bande dessinée en noir et blanc, nerveuse et expressive ; un format comics. Si tout cela fait songer fortement à Walking Dead… ce n’est sans doute pas un hasard, plutôt un clin d’oeil réussi. Car ici, c’est l’apparition d’une épidémie de lycanthropie qui remplace la horde de zombies …

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Cost killers en série au Parc Zombillénium

Zombillénium, tome 3 : Control Freaks, Arthur de Pins, éditions Dupuis, 48 pages, 14,50 euros.

Tous ses protagonistes ont beau être morts, les temps changent au parc Zombillénium. Et même le slogan (repris en quatrième de couverture) : “Ici on embauche… pour l’éternité“, est remis en cause. Les gentils résultats obtenus par Francis Von Bloodt, le paternaliste directeur du parc de loisirs monstrueux situé à 10 kilomètres de Valenciennes, ne suffisent plus à Béhémoth, le grand patron. C’est l’heure des restructurations, des cost killers (à prendre ici au sens littéral du terme) avec l’arrivée d’un consultant, un vrai vampire (au sens littéral, là encore), Bohemond Jaggar de Rochambeau, en provenance d’Amérique. Cette fois, il ne suffit plus de faire du chiffre d’affaires, mais de récupérer aussi son lot d’âmes pour le démon. Fini les sentiments, les ambitions de réinsertion sociale, voire de ressources humaines, place au cash, à la pompe à fric…

De quoi casser encore un peu plus l’ambiance parmi un personnel déprimé. La petite sorcière Gretchen désespère de pouvoir retrouver sa mère, expédiée en enfer ; Sirius, le squelette syndicaliste ronge son frein ; Aton, la momie se fait licencier ; Francis est contraint de courber l’échine, sur le point de démissionner et surtout Aurélien, le diable ailé déprime de sa condition de mort-vivant. Et un burn-out chez un démon, ça peut faire du mal.

Arthur de Pins continue à dézinguer joyeusement le monde de l’entreprise et ses clichés avec son allégorie monstrueuse. Ici, il illustre, en paraissant ne pas y toucher, le passage du capitalisme familial d’hier à l’entreprise déshumanisé du capitalisme financier. Il force le trait, de façon jubilatoire, dans ce troisième épisode, avec des dialogues ciselés, jouant sur les mots et le double sens du vocabulaire économique. Et le décalage est toujours aussi réussi entre le style graphique, informatisé et velouté, et ce qu’il décrit. Mais, heureusement, même si les temps sont durs, Zombillénium continue de prodiguer son humour ravageur et de jouer son rôle de divertissement de haute volée !

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Bienvenue chez les Geeks

Geek Agency, tome 1 : Resident Geek, Romain Huet, Philippe Briones, éditions Ankama, 56 pages, 14,90 euros.

Quelques copains, deux ou trois pizzas, le cadre parfait pour une soirée jeu de rôles Sauf quand les zombies, thème du jeu de plateau se retrouve à envahir pour de bon les rues. Et le jeu de la survie passe par autre chose que par des lancers de dés… Mais d’autres surprises et secrets attendent la petite bande. Deux d’entre eux font partie d’une agence très secrète – la Geek agency – destinée à maintenir l’harmonie entre l’univers réel et ses dérivés virtuels. Un équilibre que quelqu’un a singulièrement altéré.

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Presse & Médias

Des zombies en long et en large

Walking Dead – le magazine officiel, éditions Delcourt,  100 pages, 6,95 euros

Si dire que la presse se porte mal est un truisme, c’est vrai surtout de la presse généraliste, qui, coincée entre télévision, radio et internet, manque de réactivité.

La presse spécialisée, professionnelle ou de loisirs, a généralement su conserver dans ses niches respectives un lectorat fidèle. Pourtant lancer un nouveau titre, comme vont faire les éditions Delcourt, en pleine période de crise économique, sur un segment aussi étroit s’avère être un sacré pari ! Et un trimestriel de 100 pages en couleurs et en grand format (200 x 275 mm) entièrement consacré à une seule série, cela n’est pas fréquent dans un monde où l’on prône une diversité maximum pour attirer le plus grand nombre de lecteurs.

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fantastique humour

Ramenez-moi ma tête !

The Zombies that ate the world. Un premier tome décapant.

The zombies that ate the world, tome 1 : Ramenez-moi ma tête ! Jerry Frissen et Guy Davis, Editions Les Humanoïdes associés, 140 pages ; 13,95 euros.

En 2064, la surpopulation menace le monde ! Les morts ont pris la mauvaise habitude de se réveiller. A Los Angeles, ils représentent 35% de la population ! D’accord, contrairement à ce qui est montré au cinéma, ils ne pensent pas tous à bouffer les vivants mais même sans être trop agressifs, ils commencent à être encombrants. Le gouvernement leur a accordé des droits mais il y a des limites à tout et certains n’apprécient pas tellement leur présence (surtout quand de grosses sommes d’argent sont en jeu). C’est à ce moment que Karl Neard, sa sœur Maggie et son associé Freddy Merckx (un Belge, ben voyons !) interviennent pour faire le ménage. Leur job marche plutôt bien mais le cœur a ses raisons… et Karl tombe amoureux d’une zombie toute fraîche…

Avec un graphisme nerveux et efficace, oscillant entre caricature et semi-réalisme, le récit ne fait pas toujours (euphémisme) dans la dentelle ni dans le bon goût mais c’est une amusante parodie de ce qui se produit au cinéma ou dans les comics. L’ensemble donne un récit décalé. L’on y retrouve tout à la fois l’horreur primitive des films de série B et un cocktail humoristique assez tonitruant si on se laisse prendre au jeu d’autant que les auteurs glissent en filigrane une critique assez vacharde de notre société actuelle. Les aficionados vont adorer, les autres feront l’impasse. A noter que la version américaine porte au dos la mention pour adultes.